Montpellier : un professeur, accusé d'avoir tabassé des élèves, ne nie pas avoir porté des coups

\"Fac bloquée\" peut-on lire à l\'entrée de la faculté Paul Valéry de Montpellier, le 27 mars 2018. 
"Fac bloquée" peut-on lire à l'entrée de la faculté Paul Valéry de Montpellier, le 27 mars 2018.  (SYLVAIN THOMAS / AFP)

Dans un courrier adressé à Libération, un professeur d'histoire de droit, accusé d'avoir participé à l'agression d'élèves de la fac de Montpellier, se défend. 

Il aurait été parmi les premiers à débouler dans l'amphithéâtre. Coronel de Boissezon, professeur d’histoire du droit, a, selon plusieurs témoignages, participé à l'agression des étudiants de la faculté de droit de Montpellier. "Il n’était pas cagoulé, il avait des gants, il s’est précipité en bas de l’amphi avec d’autres personnes et s’en est pris à une fille recroquevillée, sur l’estrade", témoigne ainsi auprès de Libération, mardi 27 mars, un étudiant de cette fac de droit. "J’ai vu de Boissezon, il a tapé un de mes copains dans l’amphi. Je l’ai reconnu parce qu’il était présent à l’Assemblée générale du mercredi", témoigne un autre élève

Dans un courrier adressé à Libération, le professeur confirme sa présence ce soir dans les locaux. "Si j’étais bien présent dans l’amphithéâtre de ma faculté ce soir-là pour veiller sur nos locaux, nos étudiants et nos collègues présents, je n’étais évidemment pas cagoulé et donc parfaitement identifiable de mon plein gré", explique-t-il. "S’il précise réserver ses observations aux autorités compétentes, il ne nie pas avoir porté des coups", précise Libération. "Je n’ai pas l’habitude, lorsque je suis agressé, de rester passif", a encore ajouté Coronel de Boissezon.