Marine Le Pen réaffirme la position du FN sur le mariage gay

(Maxppp)

La présidente du Front national prononçait ce mardi ses vœux à la presse. Elle a rappelé que son parti n'appelait pas à manifester contre le mariage pour tous dimanche, alors même qu'une délégation FN a déclaré qu'elle défilerait. Marine le Pen a également rejeté toute idée de "lobby gay" au Front national.

Non, le FN n'appelle pas à
participer à la "Manif pour tous", le défilé contre le mariage pour
tous organisé dimanche à Paris. C'est en tout cas ce qu'a affirmé Marine Le Pen
ce mardi, lors de la cérémonie des vœux à la presse organisée au siège du
parti, à Nanterre.

Alors que le bureau
politique du parti d'extrême-droite a voté hier lundi une motion donnant un
lieu de rendez-vous
pour une délégation FN participant au cortège, la  présidente du parti a rappelé qu'il n'y avait
pas de mot d'ordre : "Le Front national n'appelle pas à manifester. En
revanche, des élus, des militants et des sympathisants du FN ont exprimé leur
désir de manifester et qu'il y ait un lieu de rendez-vous, ce qui a été donné
",
affirme-t-elle.

Les députés FN dans le
cortège dimanche

Pour Marine Le Pen, il n'y
a pas de division possible au FN, puisque l'ensemble du bureau politique s'est
entendu sur un plus petit dénominateur commun, à savoir un simple lieu de
rendez-vous. Pourtant, au sein du parti, de nombreux cadres du parti, mais
aussi Jean-Marie Le Pen, président d'honneur, ont interprété cette motion comme
un appel à défiler.

Marine Le Pen, tout comme
Florian Philippot, vice-président, ne participera pas à la manifestation. Elle
estime que le débat sur le mariage pour tous est un piège politique qui détourne
"l'attention des Français " : "Je ne voudrais pas qu'on
passe l'ensemble de l'année 2013 à discuter de sujets lancés par un parti
absolument incapable d'apporter les réponses au chômage de masse
", et
"de juguler une insécurité qui est galopante ", a-t-elle
déclaré.

En revanche, les deux
députés FN à l'Assemblée nationale, Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen,
ainsi que de nombreux cadres du parti comme Louis Aliot et Bruno Gollnisch ont
fait savoir qu'ils seraient présents dans le cortège.

Pas de "lobby
gay
"

Marine Le Pen a également
profité de ses vœux à la presse pour revenir sur les accusations de
l'hebdomadaire d'extrême-droite Minute, qui affirmait l'existence d'un
"lobby gay" dans son entourage, qui l'influencerait.

Le vice-président du parti
Florian Philippot dénonce lui aussi ces propos "dignes des complotistes
d'extrême-droite de l'entre-deux guerres
". Dans son numéro du 2
janvier, Minute affirme que "Marine a attiré une communauté gay, un peu
comme une égérie
", la comparant à Dalida.