Une exposition contre l'homophobie vandalisée à Paris

Un cliché mettant en scène Antoine de Caunes et François-Xavier Demaison vandalisé, le 22 juin 2013 à Paris.
Un cliché mettant en scène Antoine de Caunes et François-Xavier Demaison vandalisé, le 22 juin 2013 à Paris. (OLIVIER CIAPPA)

Exposés en extérieur, les clichés du photographe Olivier Ciappa, qui mettaient en scène des familles homoparentales, ont été lacérés dans la nuit de vendredi à samedi.

Il ne reste plus que les enfants. Sur la moitié des clichés de l'exposition "Couples imaginaires", mettant en scène des célébrités dans des couples homosexuels et des familles homoparentales fictives, les visages des parents ont été méthodiquement vandalisés samedi 22 juin. Cette exposition, installée à l'extérieur de la mairie du IIIe arrondissement par le photographe Olivier Ciappa, avait pour but de lutter contre l'homophobie.

"On leur a lacéré les oreilles, les yeux, les visages (...) Je trouve ça extrêmement violent. C'est une vraie volonté de supprimer toute image qui pourrait donner une vision positive de l'homosexualité et des familles homoparentales", explique le photographe, contacté par francetv info. Pour lui, cet incident est lié au débat sur le mariage pour tous, et il n'hésite pas à pointer du doigt les associations opposées à la loi.

La mairie a porté plainte

"Des associations comme Civitas veulent nous faire croire que leur seul problème est le mariage pour tous. Cette exposition n'est pas sur  le mariage, elle est sur l'homosexualité. Et quand ils voient des photos douces, pleines d'amours, la seule arme qu'ils ont, c'est de les détruire", poursuit-il. 

Le maire du IIIe arrondissement, Pierre Aidenbaum, a annoncé son intention de porter plainte. L'édile a également posté sur son compte Twitter une photo des dégâts, dénonçant "la cruauté de l'homophobie".

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et la candidate socialiste à sa succession, Anne Hidalgo, ont également condamné cette dégradation.

Que va devenir l'exposition ? Olivier Ciappa explique qu'en accord avec la mairie, de nouvelles photos vont être imprimés pour être installé aux côtés des clichés dégradés. "Les visiteurs verront les deux, ils verront la haine", explique-t-il. Le vernissage de l'exposition est maintenu mercredi 26 juin à 18h30.

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