Marche des fiertés : des milliers de personnes ont marché pour demander "la PMA pour toutes"

La Marche des fiertés à Paris, samedi 24 juin 2017.
La Marche des fiertés à Paris, samedi 24 juin 2017. (GONZALO FUENTES / REUTERS)

Le cortège est parti à 14 heures de la place de la Concorde, à Paris, en direction de la place de la République. 

Des milliers de personnes se sont réunies, samedi 24 juin, pour la quarantième Marche des fiertés parisienne, pour revendiquer, en particulier, un accès plus large à la procréation médicalement assistée (PMA), avec la participation controversée d'un groupe "LGBT-En Marche!".

Aux abords de la place de la Concorde, une foule colorée composée de gladiateurs, garçons en bas résille et filles fardées aux couleurs de l'arc-en-ciel s'est retrouvée en début d'après-midi.

"Ca fait quarante ans et ce n'est pas fini"

"Ça fait quarante ans, et ce n'est pas fini!" a lancé une porte-parole de l'association organisatrice, l'Inter-LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans) devant l'Assemblée nationale. "Nous ne sommes pas ici pour demander des miettes, mais des droits."

Drapées dans des drapeaux arc-en-ciel, Agathe, Marwa et Laura ont 16 ou 17 ans. Elles participent "pour faire avancer les choses" et se sont félicitées que "les jeunes assument plus" leur orientation sexuelle. Jean-Luc et Franck, enseignants au collège, ont perdu le compte précis des années : "Notre première marche ? Il y a vingt ans, au moins." Et ont une pensée pour ceux qui, "dans d'autres pays, ne peuvent pas faire ce que l'on fait."

"La France est arc-en-ciel"

Dans la journée, Emmanuel Macron a tweeté : "La France est arc-en-ciel. Nous sommes riches de nos diversités, soyons en fiers! #MarcheDesFiertés#LoveisLove".

La secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, et le secrétaire d'État chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi étaient aussi présents dans le cortège, ainsi que l'ancien candidat à la présidentielle, Benoît Hamon.

Le groupe "LGBT-En marche!" en question

Pendant la campagne, Emmanuel Macron s'était dit "favorable" à l'ouverture de la PMA, aujourd'hui réservée aux couples hétérosexuels stériles, "aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires". Cependant la présence d'un groupe "LGBT-En Marche!", bien visible sous son ballon géant, a suscité une certaine controverse durant toute la journée.

Sur Twitter, des militants LGBT ont souligné le contraste entre la présence de ce groupe et d'anciennes prises de position hostiles au mariage gay de certains membres du gouvernement.

Dans un tract, des "militant-es trans, pédé, bi-es, gouines" ont aussi dénoncé une "imposture" et accusé la République en marche de "(recycler) des opposant-e-s aux droits des LGBTI" (lesbiennes, gays, bis, trans et intersexe). Le Comité consultatif national d'éthique doit rendre mardi un avis très attendu sur la PMA, concernant notamment les couples de femmes.