Manif pour tous : la police confirme le chiffre de 300 000 manifestants, photos à l'appui

Photo prise par des fonctionnaires de la préfecture de police, le 24 mars 2013 lors de la manifestation des opposants au mariage pour tous, à Paris.
Photo prise par des fonctionnaires de la préfecture de police, le 24 mars 2013 lors de la manifestation des opposants au mariage pour tous, à Paris. (PREFECTURE DE POLICE / FTVI)

La préfecture de police de Paris regrette les critiques des organisateurs qui "mettent encore une fois directement en cause la neutralité des méthodes de travail des fonctionnaires".

Ils étaient bien 300 000, et pas davantage, à fouler le bitume de la capitale contre le mariage pour tous, dimanche. Tel est le comptage définitif de la préfecture de police de Paris, rendu public mercredi 27 mars. Les organisateurs de la Manif pour tous revendiquent, eux, 1,4 million de manifestants.

Ce nouveau décompte a été réalisé notamment à partir d'images vidéo au sol et aériennes mettant à mal les critiques des organisateurs. Celles-ci "mettent encore une fois directement en cause la neutralité des méthodes de travail des fonctionnaires de la préfecture de police", des "allégations (...) inacceptables", dénonce la préfecture dans un communiqué.

Des densités très inégales

Défendant leur méthodologie, les autorités regrettent que, "comme lors de la précédente manifestation", le 13 janvier, "aucune précision sur les modalités techniques de comptage" utilisées par les organisateurs de la manifestation n'ait "été fournie".

La préfecture détaille son dispositif : "deux équipes de comptage, composées de deux fonctionnaires expérimentés en ce domaine", positionnées en un point stratégique du défilé, en bas de l’avenue de la Grande-Armée, et munies de matériel vidéo. Des caméras étaient également installées pour filmer l'ensemble du cortège, notamment au sommet de l'Arc de triomphe, et un hélicoptère survolait le cortège, permettant de prendre des photographies. Des clichés qui "ont fait apparaître l'absence d'occupation continue des axes choisis et des densités très inégales", relève la préfecture.

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