Adoption par les couple homoparentaux et monoparentaux : "il y des pratiques discriminatoires", reconnaît Adrien Taquet

Le secrétaire d\'État chargé de la Protection de l\'enfance Adrien Taquet, le 18 avril 2019 sur France Inter.
Le secrétaire d'État chargé de la Protection de l'enfance Adrien Taquet, le 18 avril 2019 sur France Inter. (FRANCE INTER)

Le secrétaire d'État chargé de la Protection de l'enfance était l'invité de France Inter ce jeudi. Il est revenu sur les difficultés des couples homoparentaux ou monoparentaux pour adopter.

"Il y a quelques pratiques discriminatoires à l'égard des couples homoparentaux mais aussi monoparentaux", reconnaît ce jeudi sur France Inter le secrétaire d'État chargé de la Protection de l'enfance Adrien Taquet, même si "ce n'est pas institué ni institutionnalisé".

Selon lui, "il y a des couples qui ne sont pas forcément proposés quand il y a des enfants en bonne santé, et donc de facto ceux qu'on leur propose sont des enfants à besoins spécifiques" c'est-à-dire "en mauvaise santé ou handicapés".
"Ce n'est pas admissible" dénonce Adrien Taquet car "depuis 2013 il a été acté que les couples monoparentaux et homoparentaux pouvaient adopter".

Le secrétaire d'État affirme avoir "saisi le Conseil national consultatif d'éthique et le Conseil national de la protection de l'enfance pour qu'ils me fassent des recommandations spécifiques sur ces sujets-là, et nous sommes en train de rédiger une charte de déontologie qui va réaffirmer des principes essentiels, évidents, et que l'on va faire signer à l'ensemble des Conseils de famille qui apparentent ces enfants", poursuit Adrien Taquet.

En juin 2018 le Défenseur des droits s'était saisi d’office afin d’enquêter sur les pratiques du service de l’adoption du département de la Seine-Maritime.
Le responsable du service avait affirmé sur France Bleu Normandie que les couples homoparentaux "ne sont pas prioritaires" et doivent s’ouvrir à "des profils d’enfants atypiques".

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