Le patron de la police annonce un "plan de sécurité publique" pour apaiser ses troupes

Le directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone, arrive à l\'Elysée, à Paris, le 12 avril 2016.
Le directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone, arrive à l'Elysée, à Paris, le 12 avril 2016. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Jean-Marc Falcone ne se dit toutefois "pas favorable à ce stade" à une révision des règles de la légitime défense, comme le réclament les policiers en colère.

Le directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone, a annoncé un "plan de sécurité publique" pour apaiser ses troupes, dans un entretien au JDD publié dimanche 23 octobre. Les policiers ont a nouveau manifesté à Paris, samedi soir, pour exprimer leur ras-le-bol après l'agression au cocktail Molotov de quatre agents à Viry-Châtillon (Essonne).

"En tant que chef de ces hommes, je comprends leur grand malaise, a assuré Jean-Marc Falcone au Journal du Dimanche. Et je vous dis aussi que je partage la quasi-totalité de leurs revendications." Le patron de la police a toutefois ne "pas partager leur façon" de manifester leur colère.

Les policiers ont interdiction de manifester devant l'Elysée

Jean-Marc Falcone a annoncé le développement des "tablettes connectées au réseau et disponibles sur le terrain" et l'amélioration de "la protection des véhicules et des policiers". Il a également prévu une révision du dispositif des missions de gardes statitques de surveillances, critiquées par les agents. Les forces de l'ordre pourrait être remplacée par des employés d'entreprises privées.

"Quant à changer les textes actuels [sur la légitime défense], on peut toujours y réfléchir mais je n'y suis pas favorable à ce stade", a toutefois déclaré le patron de la police nationale. Il a rappelé que "les règles d'emploi des armes ont été récemment élargies par la loi du 3 juin 2016", renforçant la lutte contre le crime organisé et le terrorisme.

Jean-Marc Falcone a également prévenu les policiers qu'il était "hors de question de manifester devant le ministère de l'Intérieur et l'Élysée". "Mercredi et jeudi soir, il y a eu des tentatives, a-t-il rappelé. Si cela devait aller plus loin, chacun prendra ses responsabilités."