Près de 500 policiers bravent à nouveau leur devoir de réserve et manifestent à Paris

Apparue dans l'Essonne, où quatre agents ont été attaqués au cocktail Molotov le 8 octobre à Viry-Châtillon, cette colère fait tache d'huile depuis lundi.

Près de 500 policiers se sont réunis, jeudi 20 octobre dans la soirée, sur l'esplanade du Trocadéro, à Paris, avant de défiler sur les Champs-Elysées pour exprimer leur mécontentement et dénoncer le manque de moyens dont ils sont victimes, selon eux. Ils bravent ainsi leur devoir de réserve. Leur colère fait tache d'huile depuis lundi. Elle est d'abord apparue dans l'Essonne, où quatre agents ont été attaqués au cocktail Molotov le 8 octobre à Viry-Châtillon.

Des rassemblements similaires ont eu lieu en banlieue parisienne. Les policiers se sont réunis devant des commissariats à Evry (80 manifestants selon une source syndicale) ou à Bobigny (une centaine de manifestants).

Des rassemblements aussi organisés à Lyon et à Tarbes. Des centaines de policiers sont réunis place Bellecour, tandis qu'une cinquantaine de policiers se sont rassemblés en fin de journée dans la cour du commissariat de la préfecture des Hautes-Pyrénées. Mercredi, des rassemblements s'étaient tenus à Toulouse, Bordeaux, Nancy, Toulon, Nice et Marseille.

Le gouvernement appelle les policiers à "continuer le dialogue". Il condamne l'"utilisation politique" de leur mouvement par l'opposition, face à cette mobilisation qui s'étend. Mercredi, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a promis aux syndicats policiers, eux-mêmes dépassés par leur base, qu'une concertation serait lancée dès lundi dans les départements.