Colère des policiers : "On voulait une écoute, on l'a eue" annonce Émilie, porte-parole des policiers non-syndiqués

Les policiers qui manifestaient se sont mobilisés chaque nuit pendant une semaine, comme ici le 22 octobre 2016 à Paris.
Les policiers qui manifestaient se sont mobilisés chaque nuit pendant une semaine, comme ici le 22 octobre 2016 à Paris. (CITIZENSIDE/GEOFFREY FROMENT / CITIZENSIDE)

Deux policiers de l'Essonne, porte-paroles de leurs collègues non syndiqués, ont rencontré Bernard Cazeneuve ce dimanche au commissariat de Créteil. Leurs revendications ont été entendues.

Émilie, l'une des deux porte-paroles des policiers non-syndiqués et qui a rencontré Bernard Cazeneuve dimanche 23 octobre s'est exprimée sur franceinfo. Elle appelle à cesser les manifestations.

"On voulait une écoute, on a eu une écoute, donc il va y avoir sous peu des rencontres, ou au moins une rencontre. On appelle officiellement à l'apaisement. On demande à ce qu'il n'y ait plus de groupements, ni de manifestations", a déclaré la policière ce dimanche.

Une décision prise après un entretien d'une trentaine de minutes avec le ministre de l'Intérieur ce dimanche après-midi, alors qu'il effectuait une visite surprise au commissariat principal de Créteil (Val-de-Marne).

"Il ne faudrait pas que sous des prétextes fallacieux, certains croient qu'il faut maintenir la pression. Non ! On y arrive, donc on se calme, on respire", a ajouté Émilie.

"J'en appelle à tous les collègues, en France. Merci infiniment pour tout ce que vous faites. Restez mobilisés parce qu'on ne sait jamais mais pour ce soir et pour les jours à venir, sans signe de notre part, du calme", a lancé la policière.

"On y arrive, donc on se calme, on respire" (Émilie, l'une des deux porte-paroles)
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