Loi anti-casseurs: "J'ai toujours pensé qu'il serait très difficile de passer sous le radar du Conseil constitutionnel" affirme Bruno Retailleau

Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat – sénateur de la Vendée.
Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat – sénateur de la Vendée. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

Le Conseil constitutionnel a censuré un article emblématique de la loi "anti-casseurs". Celle qui concerne l'interdiction administrative de manifester.

Le Conseil constitutionnel a retoqué l'article sur l'interdiction administrative de manifester, jeudi 4 avril. C'était une des mesures les plus contestées de la loi "anti-casseurs". "J'ai toujours pensé qu'il serait très difficile de passer sous le radar du Conseil constitutionnel", reconnaît sur franceinfo Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat, à l'origine de la proposition de loi "anti-casseurs". 

"Le gouvernement l'avait maladroitement durci", regrette Bruno Retailleau. Selon lui, "ce qui est important", c'est que le délit de dissimulation du visage ait été maintenu, car "on va pouvoir garder à vue des gens qui sont cagoulés".

Le texte "montre un chemin"

Alors que le syndicat de police Alliance dit que c'est un "mauvais signal" envoyé aux casseurs, Bruno Retailleau a une lecture plus mesurée de la décision du Conseil constitutionnel : "Il ne dit pas du tout qu'on ne peut pas avoir en France une interdiction administrative de manifester, estime le sénateur. Il dit simplement que le dispositif, que l'Assemblée nationale avait voté sur un amendement du ministre de l'Intérieur, n'était pas assez précautionneux vis-à-vis des libertés. (...) Mais il montre un chemin. On pourrait reprendre demain les propositions du Conseil constitutionnel pour faire passer, dans nos actes et dans notre droit positif, cette interdiction de manifester de façon préventive."

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