"On m'a dit que c'était de notre faute" : il dénonce une agression homophobe et accuse la police de ne pas avoir voulu prendre sa plainte

Farès Araoudiou est un Montpelliérain de 34 ans.
Farès Araoudiou est un Montpelliérain de 34 ans. (Claire Moutarde / Radio France)

Farès Araoudiou a été pris à partie par un groupe de jeunes hommes à Lille mercredi 26 décembre alors qu'il se baladait avec son compagnon.

Un jeune Montpelliérain de 34 ans dénonce l'agression homophobe dont il a été victime à Lille mercredi 26 décembre tandis qu'il se promenait avec son compagnon. Il a été insulté et roué de coups, rapporte France Bleu Hérault mercredi 2 janvier. 

Selon Farès Araoudiou, il se balade dans le centre-ville de Lille au bras de son compagnon lorsque trois jeunes hommes les interpellent en les insultant. Farès décide de se défendre. "J'ai répliqué parce que j'ai décidé de ne plus me laisser faire (...) et là ils sont venus se battre et nous ont donné des coups. Quand ils ont vu que je savais me défendre, ils sont vite partis", explique-t-il encore choqué. 

Deux côtes et une clavicule fêlées

Après cette bagarre, il décide d'aller porter plainte. Il est 22h et le commissariat de Lille est fermé. On finit par lui répondre via l'interphone. 

"On ne m'a pas laissé entrer. On m'a dit qu'il me fallait un certificat médical pour déposer ma plainte (...) que c'était de notre faute et qu'on provoquait." raconte Farès qui souffre de deux côtes et d'une clavicule fêlées. Il a une interruption temporaire de travail de quatre jours.

On m'a dit que je n'avais pas à tenir mon compagnon par le brasFarès AraoudiouFrance Bleu Hérault

Aujourd'hui Farès Araoudiou explique qu'il n'accuse pas l'ensemble de la police qui fait selon lui "un métier magnifique". Mais il veut comprendre pourquoi, à Lille, les enquêteurs n'ont pas pris sa plainte ni mandaté un médecin légiste pour obtenir un certificat.
C'est ce qu'on fait les policiers de Montpellier, samedi 29 décembre pour enregistrer cette plainte.

Les réactions de la préfecture du Nord et de la mairie de Lille

Selon France Bleu Hérault, le préfet du Nord a réagi dans un communiqué pour tenter de calmer le jeu. En effet, cette agression a fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux et notamment sur Twitter, via le hashtag #StopHomophobie. 

Martine Aubry, la maire de Lille, a réagi sur Twitter dès vendredi soir. Elle s'est dit "consternée d'apprendre l'agression d'un couple homosexuel."

Les enquêteurs de Lille tentent de retrouver les trois agresseurs. 

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