Agression d'un couple de femmes dans le métro à Paris : leur avocate va demander une requalification des faits en acte homophobe

Une rame du métro, dans le 16e arrondissement de Paris.
Une rame du métro, dans le 16e arrondissement de Paris. (STÉPHANIE BERLU / RADIO FRANCE)

Le parquet avait écarté cette circonstance aggravante. L'agresseur présumé est jugé jeudi par le tribunal correctionnel de Paris.

L'agresseur présumé d'un couple de femmes, en septembre dernier dans le métro à Paris, comparaît jeudi 22 novembre dans l'après-midi devant le tribunal correctionnel, rapporte France Inter. Alors que les policiers avaient considéré cette agression comme un acte homophobe, le parquet a écarté cette circonstance aggravante. L'avocate des jeunes femmes va demander une requalification des faits.

Fin septembre, Lorraine, 27 ans, prenait le métro avec sa compagne. Dans la rame, un homme ivre écoutait de la musique à fond. Quand la jeune femme lui a demandé de baisser le volume, l'homme s'est emporté.

La compagne de Lorraine lui a alors dit : "Laisse tomber, bébé". Selon la jeune femme, c'est quand l'homme a entendu "bébé" qu'il a lancé "sale pétasse, sale gouine". "C'est à ce moment-là qu'il s'est jeté sur moi", se souvient-elle.

Il s'est accroché aux barres du métro pour me mettre des coups de pied dans la tête et tout simplement enchaîner les coups. Je suis tombée à terre, il a posé son genou sur ma tête et il a continué de me frapper alors que j'étais inconsciente. Et ce sont les services de l'ordre qui sont arrivés qui l'ont tout simplement enlevé de mon corps.Lorraineà France Inter

Lorraine a perdu deux dixièmes à un œil, en raison des coups reçus, et prend toujours des anxiolytiques. Sa compagne a changé de travail "pour ne plus avoir à prendre le métro", explique-t-elle.

A l'ouverture de l'audience, l'avocate du couple de jeunes femmes va demander une requalification des faits en acte homophobe. "Sans cette reconnaissance-là, peu importe la peine qui sera prononcée, le traumatisme sera plus difficile à réparer", estime Me Maïa Kantor, l'avocate des deux jeunes femmes.

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