Les policiers dénoncent "une casse" de la police et réclament un "changement"

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Près de 400 policiers se sont rassemblés place du Châtelet à Paris. Une manifestation à l'appel du premier syndicat de gardiens de la paix après la mise en examen d'un policier pour homicide volontaire. Les manifestants ont dénoncé "la casse" de la police.

Les policiers se sont retrouvés à Paris mais aussi à
Toulouse pour exprimer leur "ras-le-bol" . Des manifestations à l'appel
du syndicat Unité police SGP-FO, majoritaire, après la mise en examen d'un
gardien de la paix pour homicide volontaire. Il est accusé d'avoir tué un
multirécidiviste en fuite à Noisy-le-Sec.

A Paris, où 3 à 400 policiers se sont regroupés place du Châtelet,
Nicolas Comte, secrétaire général d'Unité police SGP-FO, a dénoncé "la
casse de la police nationale"
. Il a également lancé un appel au futur
gouvernement, un appel au changement.

"J'adresse à ce
futur gouvernement (...) un simple avertissement sans frais : si rien ne change
(...) nous serons là pour exiger un vrai changement." 

Nicolas Comte n'a d'ailleurs
pas exclu de "descendre dans la rue si nous ne sommes pas entendus sur
cette colère"
et ce "malaise" policier. Selon lui, cette
colère n'est "pas un mouvement d'humeur" . "La mise en examen
de notre collègue"
est "l'élément déclencheur d'une crise plus
grave"
.

A Toulouse, 30 ballons
multicolores portant chacun une étiquette avec les principales revendications
des syndicats de police ont été lâchés devant le commissariat central par 150
policiers. D'autres rassemblements ont eu lieu à Rennes, Lyon ou Marseille.

Demain, le syndicat
Alliance (deuxième syndicat, plutôt classé à droite) a également appelé à des
rassemblements pour relayer, là aussi, le "ras-le-bol" des
policiers.

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