Le prix du gazole à son plus bas niveau depuis juillet

Le litre de gazole a atteint son plus bas niveau depuis le mois de juillet, à 1,3486 euro en moyenne, le 24 décembre 2012.
Le litre de gazole a atteint son plus bas niveau depuis le mois de juillet, à 1,3486 euro en moyenne, le 24 décembre 2012. (FRED TANNEAU / AFP)

Le litre de gazole coûte en moyenne 1,3489 euro, selon les chiffres du ministère de l'Ecologie. C'est son plus bas niveau depuis juillet. 

C'est la période des cadeaux. La preuve. Le prix du gazole a de nouveau reculé la semaine dernière en France, pour atteindre son plus bas niveau depuis juillet, à 1,3486 euro le litre en moyenne, selon les relevés hebdomadaires publiés lundi 24 décembre par le ministère de l'Ecologie et de l'Energie.

Est-ce un record ? 

Le gazole n'était pas tombé sous les 1,35 euro depuis la première semaine de juillet (1,3449 euro). Il a ensuite culminé cette année à 1,4592 euro le litre, la semaine du 24 août. Quant aux prix de l'essence, ils semblent adopter une tendance différente. Le litre de sans plomb 95 a augmenté de 16 centimes à 1,5035 euro, et le litre de sans plomb 98 a pris 40 centimes. Le recul du prix du gazole va bénéficier à une grande majorité de Français, puisque ce dernier représente plus de 80 % des ventes de carburant dans le pays.

Une tendance durable ?

La situation ne devrait toutefois pas durer. Car dans le même temps, le prix du baril de Brent subit une légère remontée, puisqu'il s'échangeait jeudi 20 décembre à 83,48 euros contre 83,34 euros une semaine plus tôt, selon les chiffres de l'Union des industries pétrolières (Ufip).

Il faut aussi prendre en compte la prochaine remontée progressive de la taxe sur les carburants (TIPCE). Abaissée de 3 centimes fin août par décret du gouvernement, elle a été relevée d'un centime début décembre et d'un demi-centime au milieu du mois. Elle doit retrouver son niveau d'origine le 11 janvier. Plusieurs enseignes de stations-service (Total, Carrefour, Leclerc...) avaient abaissé leurs marges pour accompagner la baisse de taxe. Elles se sont engagées à les relever en douceur, afin de ménager les consommateurs.

La fiscalité du diesel de plus en plus dénoncée

Louis Gallois estimait dans son rapport sur la compétitivité que "le problème en France, c'est le diesel", mercredi 7 novembre. "A titre personnel, j'estime qu'on ne pourra pas s'exonérer d'un débat sur le prix du diesel", avait précisé le commissaire à l'investissement, dans un entretien accordé au site des Echos.

Interrogé sur la possibilité d'augmenter les taxes appliquées au diesel, le président du Comité sur la fiscalité écologique, Christian de Perthuis, avait déclaré qu'on "le fera, la question c'est à quel rythme et comment", dans une conférence de presse, mardi 18 décembre. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment classé ce carburant parmi les substances cancérogènes pour l'homme.

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