La semaine de cinq jours, un remède pour l'école primaire ?

Dans les couloirs de l\'école primaire de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne) le 21 mai 2012.
Dans les couloirs de l'école primaire de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne) le 21 mai 2012. (FRED DUFOUR / AFP)

Dans un nouveau rapport, l'Institut Montaigne dresse un "état des lieux préoccupant" et préconise d'allonger l'année scolaire.

En deux ans, le constat n'a pas beaucoup changé. Dans un nouveau rapport sur l'école primaire publié mercredi 25 juillet, l'Institut Montaigne dresse un "état des lieux préoccupant" et estime qu'elle est "le maillon faible" du système éducatif français.

En mai 2010, ce cercle de réflexion, souvent classé libéral, estimait que "l'échec scolaire à l'école primaire [était] une bombe à retardement pour notre société" et préconisait treize mesures, dont le retour à la semaine de cinq jours.

L'année scolaire la plus courte d'Europe

Dans ce nouveau document de neuf pages, rédigé en guise de "contribution à la concertation sur l'école" lancée début juillet par le ministre Vincent Peillon, l'Institut propose à nouveau de "revenir à une année scolaire plus ample et moins dense" et à la semaine de cinq jours, "en incluant le mercredi".

Ce sujet, particulièrement sensible, est l'un des chantiers du gouvernement et sera traité dans la loi d'orientation et de programmation qui sera déposée à l'automne. Le cercle de réflexion rappelle que la France a l'année scolaire la plus courte d'Europe (140 jours) avec un volume horaire hebdomadaire "bien plus élevé que dans la moyenne des pays de l'OCDE" : entre 24 et 26 heures d'enseignement réparties sur quatre jours.

Une organisation "très perturbante"

Selon l'Institut, cette organisation est "très perturbante pour les processus de mémorisation des écoliers et elle accroît la fatigue des élèves et du personnel enseignant". Il préconise aussi "d'allonger l'année scolaire d'au moins deux semaines afin de la rendre moins compacte" et "d'évoluer vers un calendrier de sept à huit semaines de cours suivies de deux semaines de vacances, ce qui implique de modifier l'actuel 'système de tuilage' en passant de trois à deux zones et de réduire la durée des congés estivaux d'au moins deux semaines".

Deux pistes qui risquent d'être mal accueillies par les professionnels du tourisme et certains syndicats d'enseignants.

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