La vente d'Alstom est-elle le signe du déclin de l'industrie française ?

Le possible rachat d'Alstom par General Electric ou Siemens inquiète le gouvernement et les salariés : la France perdrait un nouveau fleuron de son industrie.

Le possible rachat d'Alstom par General Electric ou Siemens inquiète les salariés de la multinationale. Une nouvelle base industrielle de l'Hexagone va-t-elle s'effriter? Ces dernières années, nombreux sont les fleurons industriels français qui ont séduit les investisseurs étrangers. La France a perdu Pechiney, racheté par le canadien Alcan, Arcelor repris par l'indien Mittal, Alcatel par l'américain Lucent, Lafarge marié au suisse Holcim, ou PSA allié avec le chinois Dongfeng.

La perte de grands groupes soucie certains économistes et politiques, qui redoutent le transfert des pôles de décision et des centres de recherche et développement vers l'étranger. Ce qui laisse craindre une certaine perte d'indépendance nationale. 

Mais le dossier Alstom prouve aussi l'intérêt que peuvent susciter les industries françaises auprès des investisseurs étrangers. Le rapprochement de deux géants de l'énergie pourrait être un atout pour la France. A Belfort, Alstom et General Electric sont déjà côte à côte et complémentaires. Par ailleurs, la branche transport du groupe, qui ne serait pas rachetée, pourrait bénéficier de capitaux supplémentaires. Elle vient de finaliser un contrat record avec l'Afrique du Sud, à qui elle doit fournir 600 trains pour un montant d'environ 4 milliards d'euros, expliquent Les Echos.

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