Faut-il augmenter le salaire des enseignants dans les quartiers difficiles ?

Vincent Peillon veut faire reculer l'échec scolaire. Le ministre de l'Education présente une réforme, qui passe par davantage d'aides pour l'éducation prioritaire.

Faire reculer l'échec scolaire, tel est le but de la réforme exposée, jeudi 16 janvier, par Vincent Peillon. Le ministre de l'Education nationale souhaite notamment modifier les aides attribuées aux écoles et collèges des quartiers défavorisés pour obtenir de meilleures performances scolaires. 300 à 400 millions d'euros seraient réaffectés aux zones d'éducation prioritaire. 

Parmi les dix mesures phares qui devraient être appliquées dans les 350 zones les plus difficiles : plus de moyens humains, une meilleure formation des enseignants exerçant dans l'éducation prioritaire, et surtout une augmentation de leurs indemnités spécifiques jusqu'à 300 euros par mois, ainsi qu'un avancement de carrière accéléré.

Car le constat est là : dans les zones d'éducation prioritaire, les équipes enseignantes sont moins stables qu'ailleurs. Difficile, dans ces conditions, de porter des projets sur le moyen terme, et de travailler en équipe pédagogique.

Selon la récente étude Pisa pour l'OCDE, le million et demi d'enfants qui est scolarisé dans les quartiers défavorisés réussit de moins en moins bien. La lutte contre une éducation à deux vitesses reste une priorité des ministres de l'Education depuis 30 ans.

Faut-il augmenter le salaire des enseignants dans les quartiers difficiles ?

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