Crise en Ukraine : faut-il prendre des sanctions économiques contre la Russie ?

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se réunissent ce lundi à Bruxelles, sous l'autorité de Catherine Asthon, pour évoquer la situation en Crimée.

L'Union européenne se réunit ce lundi à Bruxelles pour adopter une position commune face à la Russie.

Au départ, c'est un accord économique, négocié entre l'Europe et l'Ukraine, qui a mis le feu aux poudres. Moscou, craignant de perdre définitivement son influence sur le pays, ne pouvait que réagir.

"Pour la Russie, l’Ukraine a un caractère existentiel. Elle est au cœur du projet d’union eurasiatique, porté par Moscou", explique à francetv info Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur à l'Institut français de géopolitique.

Les menaces de suspendre le G8 de Sotchi en juin, voire d'exclure la Russie du G8, ne font pas trembler Poutine. Les Américains évoquaient dimanche des mesures de rétorsion comme le gel des avoirs de certains dirigeants russes, les interdictions de visas, le boycott des investissements, constatant que la monnaie russe (rouble) chutait fortement. Mais l'embargo économique ou l'isolement de la Russie au niveau international pourrait prendre du temps. La seule mesure efficace pourrait être d'arrêter d'acheter du gaz russe, mais l'Europe en a-t-elle les moyens ?

L'Allemagne, le principal client, propose plutôt, via Angela Merkel, la création d'un "groupe de contact" pour un dialogue politique avec l'Ukraine. Bruxelles envisage aussi l'envoi d'une force d'interposition pour protéger les populations russophones de Crimée. Mais dans les couloirs, la position est plus claire : "Il faudrait faire comprendre aux Russes qu'ils ont perdu Kiev et aux Ukrainiens qu'ils ont perdu Sébastopol", explique un spécialiste du dossier à Libération (article payant).

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