La fouille des cartables abandonnée pour le moment

Les établissements décideront éventuellement de la pose de grilles, \"de sas de sécurité, de vidéoprotection\"
Les établissements décideront éventuellement de la pose de grilles, "de sas de sécurité, de vidéoprotection" (© AFP)

L'habilitation des responsables d'établissements scolaires pour la fouille des cartables a été abandonnée pour le moment

L'habilitation des responsables d'établissements scolaires pour la fouille des cartables a été abandonnée pour le momentL'habilitation des responsables d'établissements scolaires pour la fouille des cartables a été abandonnée pour le moment

Elle ne figurait pas mercredi dans la série de mesures du plan de sécurisation de l'école présenté conjointement par les ministres de l'Education et de l'Intérieur.

La fouille des cartables, une mesure hautement polémique, avait été portée par l'ex-ministre de l'Education Xavier Darcos et appuyée par le président Nicolas Sarkozy.

Elle devait initialement être inscrite dans la loi Estrosi en juillet, un projet abandonné. La voie réglementaire avait aussi un temps été évoquée.

"Nous avons beaucoup discuté et nous avons considéré qu'à ce stade il n'y avait pas nécessité de légiférer", a déclaré le ministre de l'Education, Luc Chatel.

"Diagnostics de sécurité" pour "sanctuariser l'école"


Le "plan de sécurisation des établissements scolaires" reprend nombre de dispositions ébauchées au printemps par Xavier Darcos et appuyées par le chef de l'Etat, avec l'ambition de rendre concrète la formule de ce dernier: "sanctuariser l'école".

Une circulaire Education-Intérieur, signée mercredi, prévoit "la généralisation des diagnostics de sécurité" des collèges et lycées "d'ici à fin 2010". Au 1er septembre, 1.881 "diagnostics" avaient été réalisés, dont ceux des 184 établissements les plus sensibles.

Ces audits permettront aux conseils d'administration des établissements de décider éventuellement des travaux d'aménagement comme la pose de grilles, "de sas de sécurité, de vidéoprotection, voire de portiques de sécurité", a détaillé Luc Chatel, pour qui "la première des libertés, c'est la sécurité".

"La réponse sera choisie par la communauté éducative de chaque établissement, ce n'est pas imposé" par le ministère, a-t-il insisté.

Mobilisation d'"équipes mobiles"


Des "équipes mobiles" pour faire de la prévention, apaiser les tensions ou pour seconder des personnels lors d'une crise seront lancées dès "la semaine prochaine". A terme ce seront 20 à 50 postes par académie qui seront créés.

Des opérations de sécurisation aux abords des établissements seront mises en place et peut-être étendues aux transports collectifs.

Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur, a pour sa part insisté sur l'utilité d'un "suivi de la délinquance" afin de "piloter" le dispositif.

La formation des responsables d'établissement et des professeurs à la gestion et à la communication de crise, à l'exercie de l'autorité sera lancé "dès le premier trimestre" et visent à terme 14.000 personnes.

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