Violences à Dijon : plusieurs interpellations dans la communauté tchétchène

Une voiture incendiée lors des affrontements qui ont éclatés à Dijon (Côte-d\'Or), le 15 juin 2020.
Une voiture incendiée lors des affrontements qui ont éclatés à Dijon (Côte-d'Or), le 15 juin 2020. (VINCENT LINDENEHER / MAXPPP)

Selon le procureur, six personnes ont été placées en garde à vue "et des perquisitions ont été réalisées dans plusieurs villes".

Plusieurs interpellations ont eu lieu, jeudi 18 juin, tôt dans la matinée, au sein de la communauté tchétchène en France, a appris franceinfo d'une source proche du dossier, confirmant une information d'Europe 1"Cinq gardes à vue ont débuté et des perquisitions ont été réalisées dans plusieurs villes", a annoncé le procureur Eric Mathais sans préciser si les personnes interpellées appartenaient ou non à la communauté tchétchène. "Une sixième personne a été placée en garde à vue ce jeudi matin", a ajouté le parquet plus tard dans la matinée. Ces interpellations interviennent quelques jours après des violences survenues dans le quartier sensible des Grésilles à Dijon (Côte d'Or).

D'après les informations recueillies par France Bleu Besançon et France Bleu Bourgogne, une personne a été arrêtée à Dijon (Côte-d'Or), une à Dole (Jura), une à Besançon (Doubs), une à Saint-Etienne (Loire) et une autre à Saverne, près de Strasbourg (Bas-Rhin). L'interpellation de jeudi matin a eu lieu à Troyes (Aube), a appris franceinfo de source proche de l'enquête. Les enquêteurs pensent que ces six personnes sont toutes originaires de Dijon, a appris France Bleu Bourgogne. Elles auraient fui la ville pour éviter d'y être interpellées.

Une enquête ouverte pour "violences aggravées"

Le procureur de la République de Dijon a indiqué qu'une enquête avait été ouverte des chefs de "tentative de meurtre en bande organisée", "dégradation en réunion", "violences aggravées", "association de malfaiteurs" et "participation à un groupement armé". Elle est destinée à "comprendre de quelle manière les différentes infractions commises ont pu être provoquées ou organisées, d'en identifier les auteurs et d'y donner les suites appropriées", a précisé le magistrat. Il a ajouté que "de très nombreuses constatations, auditions, réquisitions et actes techniques ont été réalisés".

L'enquête a été confiée conjointement à la direction interrégionale de la police judiciaire de Dijon et à la sûreté urbaine de la direction départementale de la sécurité publique de Dijon. Depuis lundi, le parquet de Dijon a également saisi le directeur central de la police judiciaire, pour pouvoir mener des investigations dans les villes d'où sont venus les personnes suspectées d'avoir pris part à ces violences.

Par ailleurs, quatre personnes qui avaient participé aux troubles dans le quartier des Grésilles ont été interpellées lundi soir. Mercredi, trois d'entre-elles ont été remises en liberté, selon le parquet. La quatrième, un homme de 32 ans sans antécédents judiciaires, a écopé de 90 jours-amendes à 5 euros et d'une interdiction de détenir ou porter une arme pendant cinq ans.

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