Villepin évoque une affaire gênante en 2004

Dominique de Villepin (archives)
Dominique de Villepin (archives) (© F2)

Dominique de Villepin a évoqué mercredi une affaire qu'il a jugé gênante pour Nicolas Sarkozy dans le procès Clearstream

Dominique de Villepin a évoqué mercredi une affaire qu'il a jugé gênante pour Nicolas Sarkozy dans le procès ClearstreamDominique de Villepin a évoqué mercredi une affaire qu'il a jugé gênante pour Nicolas Sarkozy dans le procès Clearstream

"En janvier 2004, le président de la République (Jacques Chirac) venait (...) d'interdire au ministre de l'Intérieur (Nicolas Sarkozy) et aux membres de son entourage de se rendre en Arabie Saoudite", à propos d'un marché, a-t-il dit.

Les reproches de l'Elysée venaient alors de montages financiers jugés opaques en marge du contrat.

Les noms cité par Dominique de Villepin pour caractériser l'entourage de Nicolas Sarkozy, à l'époque, sont Claude Guéant et Brice Hortefeux, respectivement, aujourd'hui, Conseiller spécial du président de la République et ministre de l'Intérieur.

Jacques Chirac avait pris cette décision à cause de "rumeurs et de suspicions", a ajouté l'ancien Premier ministre, à l'époque (2004) ministre des Affaires étrangères.

L'affaire à laquelle il fait allusion est le dossier du contrat appelé "Miksa" et qui avait donné lieu à un différend au plus haut niveau de l'Etat fin 2003. Ce projet visant à équiper les milliers de kilomètres de frontières saoudiennes de matériels de surveillance, d'un montant estimé à plusieurs milliards d'euros, devait être conclu fin 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, lors d'un voyage sur place.

Un ordre de l'Elysée avait contraint Nicolas Sarkozy à annuler le voyage et à transférer la gestion du projet à la présidence. L'Elysée avait alors reproché à Nicolas Sarkozy et son entourage des montages financiers jugés opaques en marge de ce contrat.

A la suite de cette déclaration, le procès a été suspendu jusqu'à lundi.