VIDEO. Le groupe de Marignane était capable d'un attentat "dans les jours à venir"

C. Weill-Raynal, S. Broomberg / France 3

C'est ce qu'a déclaré, lundi, le procureur de Paris, François Molins.

Le groupe jihadiste présumé démantelé à Marignane (Bouches-du-Rhône) était en mesure de commettre "à très court terme, probablement dans les jours à venir" un attentat. C'est ce qu'a déclaré, lundi 11 mars, le procureur de Paris, François Molins.

Le procureur a toutefois précisé que leur projet d'attentat était "non déterminé à ce stade". Trois personnes ont été arrêtées jeudi 7 mars par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), et une quatrième vendredi à Saint-Cyr-sur-Mer (Var). L'un des quatre – le père du principal suspect – a été remis en liberté. Les trois autres, âgés de 21 à 27 ans, pourraient être mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".

"Un atelier de fabrication d'explosifs"

"Les investigations avant leur interpellation avaient permis de relever des échanges au terme desquels ils s'entraînaient à fabriquer des explosifs sur fond d'une radicalisation jihadiste, d'une glorification de Mohamed Merah et finalement d'une volonté affirmée de passer à l'acte", a ajouté François Molins. 

Selon le procureur, un "atelier de fabrication d'explosifs et d'élaboration d'engins explosifs artisanaux"  a été découvert au domicile du principal suspect. Outre deux pistolets automatiques et un revolver, les policiers ont saisi environ 50 grammes de TATP, "explosif artisanal (...) utilisable comme détonateur", 10 kilos de mélange nitrate-fuel, 150 kilos de nitrate et enfin deux litres d'acétone, pouvant permettre la fabrication de 600 grammes de TATP supplémentaire.

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