VIDEO. La page noire de la saga L'Oréal

Toutes les familles ont des secrets. Ceux du fondateur du groupe L'Oréal, Eugène Schueller, père de Liliane Bettencourt, et de son gendre André Bettencourt étaient des plus sombres, car ils dataient de l'Occupation... Extrait de "Complément d'enquête" du 26 février. 

Un beau matin de juin 1989, Jean Frydman, vice-président de L'Oréal, trouve sur son bureau sa lettre de démission… écrite pour lui ! Cet homme d'affaires franco-israélien réalise qu'il est une victime collatérale du boycott de la Ligue arabe envers les entreprises françaises qui commercent avec l'État hébreu.

Selon le juge d'instruction enquêtant sur l'affaire, "cette éviction avait été fomentée par celui qui était en charge du 'déboycottage' de L'Oréal auprès de la Ligue arabe. Quand Jean Frydman en a eu connaissance, il a appris que c'était un ancien dirigeant de la Cagoule, un mouvement d'extrême droite très antisémite du gouvernement de Vichy."

"Combien de morts sur la conscience ?"

En tirant ce fil noir, il apparaît que le fondateur de L'Oréal, Eugène Schueller, est lui-même un ancien de cette organisation, et qu'il aurait financé le parti politique officiel de la Cagoule, le Mouvement social révolutionnaire. Le père de Liliane Bettencourt lui versait un million de francs de l'époque par mois, selon les archives de la Préfecture de police.

L'ancien vice-président démissionné du groupe découvre ensuite que le mari de Liliane, André Bettencourt, ancien ministre de la Ve République, a publié des chroniques entre 1940 et 1942 dans la Terre française, un journal contrôlé par les nazis. Des textes pétainistes, antisémites et appelant à la délation. "Combien de gens ont suivi son conseil ? Combien de morts a-t-il directement sur la conscience ?", s'interroge Jean Frydman. Après ces révélations, André Bettencourt a quitté L'Oréal après avoir reconnu "une erreur de jeunesse".

 

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