VIDEO. La déception des mineurs grévistes de 1948

Marianne Mas, Patrick Wursthorn, Benoît Tanguy / France 2

La Cour de cassation a annulé la reconnaissance de licenciements abusifs, obtenue l'an dernier par les familles.

 

FRANCE – La Cour de cassation a annulé, vendredi 12 octobre, la condamnation pour licenciements abusifs prononcée en appel l'an dernier contre les Charbonnages de France. Après les grèves de 1948, les Houillères du Nord-Pas-de-Calais s'étaient séparées de plusieurs centaines de salariés impliqués dans le mouvement.

Leur combat dure depuis soixante-quatre ans, alors forcément, à chaque étape judiciaire, ils sont de moins en moins nombreux. Cette lutte a démarré juste après la guerre. En 1948, une grande grève lancée par la CGT a secoué la France entière. Dans le Nord-Pas-de-Calais, plusieurs centaines de mineurs ont suivi le mouvement pour revendiquer de meilleurs salaires et un statut du mineur. Les Houillères du Nord-Pas-de-Calais, leur employeur, ont décidé de licencier plus de 300 d'entre eux pour "entrave à la liberté du travail".

En mars 2011, la Cour d'appel de Versailles (Yvelines) avait reconnu l'illégalité du licenciement de 17 de ces mineurs, et condamné Charbonnages de France à leur verser 30 000 euros d'indemnités pour licenciements abusifs. Cette semaine, la Cour de cassation a annulé cette condamnation. A priori, les anciennes "gueules noires" devraient pouvoir garder leurs indemnités... mais au-delà de la réparation matérielle, c'est une vrai reconnaissance qu'ils attendent. 

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