VIDEO. Dans les ventes judiciaires, les gagnants sont les acheteurs

"Pièces à conviction" a suivi pendant plusieurs mois le quotidien du tribunal de commerce de Nantes. Quand une entreprise est liquidée, ses équipements sont vendus pour couvrir ses dettes. Dans cet extrait, la vente aux enchères d'un garage bat son plein, et la commissaire-priseure ne lâche rien…

Elle a "un bon rythme" et de l'abattage, Juliette Jourdan, et il faut ça… L'objectif de la commissaire-priseure, avec cette vente aux enchères : récupérer au minimum 35 000 euros. Elle s'y est engagée auprès du tribunal de commerce de Nantes, où une équipe de "Pièces à conviction" s'est immergée pendant plusieurs mois.

Pas question de brader le matériel mis en vente pour couvrir les dettes du garage en liquidation judiciaire. Seule femme ou presque face à des professionnels en quête de bonnes affaires ou à des amateurs venus chiner des pièces pour leur collection de voitures anciennes, elle tient tête, non sans humour, à ceux qui voudraient marchander. Et on ne chahute pas pendant les enchères... 

"Ça fait mal au cœur pour les gens à qui ça arrive..."

Dans les ventes judiciaires, les gagnants sont les acheteurs. Cette patronne d'une société de BTP, par exemple, a acheté 2 200 euros un pont élévateur pour réparer ses camions. Prix du neuf : 12 000 euros. Une affaire. Est-ce que ce n'est pas bizarre de profiter d'une faillite ? "Si, c'est bizarre, ça fait mal au cœur pour les gens à qui ça arrive, reconnaît-elle. Demain, ça peut très bien nous arriver. Moi, j'y ai pensé tout au long de la vente."

Extrait de "Courage patrons ! Le quotidien d’un tribunal de commerce", une enquête diffusée dans "Pièces à conviction" le 22 février 2017.

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