VIDEO. Comment l'argent du cannabis se serait retrouvé dans les mains de notables

Nicolas Bertrand, Stéphanie Perez et Claire-Marie Denis - France 2

Florence Lamblin, une élue écologiste parisienne, est suspectée de faire partie d'un réseau de blanchiment d'argent de la drogue. Voici comment ce système fonctionnait.

JUSTICE - Florence Lamblin, une élue écologie du 13e arrondissement de Paris a été mise en examen samedi 13 octobre pour blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs. Ce qu'elle dément formellement

Mais quel est exactement ce mécanisme de blanchiment d'argent de la drogue dans lequel elle serait impliqué ? "Au départ, on a du trafic de stups et on a des clients qui ont besoin de cash. Ces clients qui ont besoin de cash ne savent pas forcément d'où vient cet argent", explique Marc Souvira, de l'office de central de répression de la grande délinquance financière.

En résumé, dans cette affaire, des notables parisiens possèdent des comptes non-déclarés en Suisse, et souhaitent rapatrier l'argent en France sans payer les taxes. Florence Lamblin, qui possède un compte en Suisse, est suspectée d'être l'une d'entre eux. Ces notables font alors appel à un intermédiaire qui leur fournit l'argent en France, en cash. Une somme de laquelle est soustraite un certain pourcentage, la commission de l'intermédiaire. En échange, les Français versent l'équivalent de la somme depuis leur compte suisse à une société écran basée à Genève. La société écran en question aurait blanchi près de 40 millions d'euros ces cinq derniers mois. Les fonds étaient ensuite investis dans l'immobilier, à Marrakech (Maroc) ou à Dubaï.

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