Un homme interpellé pour meurtre 27 ans après les faits

(DNA Autre)

Soupçonné de deux viols et un meurtre commis à Strasbourg en 1986, un homme a été interpellé lundi près de Bordeaux. Même après toutes ces années, ses empreintes digitales l'ont trahi.

L'affaire est révélée par deux quotidiens régionaux :
Sud Ouest et les Dernières Nouvelles d'Alsace . A la une de son site Internet,
le journal alsacien revient sur l'interpellation de "l'étrangleur de la
Robertsau."

Un tueur en liberté

Dans la nuit du 21 au 22 janvier 1986, soit 27 ans jour pour
jour avant son interpellation, cet homme aurait violé puis tenté d'étrangler
une fillette de 11 ans après s'être introduit chez elle, dans un quartier résidentiel du centre-ville de Strasbourg.

Deux mois plus tard, le 19 mars, il aurait violé puis tué
une jeune fille de 17 ans, Martine Riss, avant d'être mis en fuite par la sœur aînée de la
victime. Plusieurs autres agressions dans le quartier de la Robertsau lui sont attribuées à la
même période.

L'affaire avait fait grand bruit ; le juge
chargé de l'enquête était même allé jusqu'à diffuser en juin 1988 sur les
radios locales un enregistrement entre le violeur présumé et le père d'une des
victimes. Sur cette bande sonore, on entendait notamment : "Est-ce
que votre fille va bien, celle que j'ai violée la dernière fois ?"

27 ans plus tard...

Tout au long de ces années, le manque d'indices probants s'est
donc fait cruellement sentir. L'enquête était au point mort. Jusqu'à cette
consigne délivrée à la police judiciaire, celle de "revisiter tous les
vieux dossiers non résolus."

Les enquêteurs ressortent des empreintes digitales
retrouvées sur les lieux du meurtre de Martine Riss, et les comparent avec celles d'un homme
impliqué dans une autre affaire près de Bordeaux.

Aujourd'hui âgé d'une cinquantaine d'années, l'homme a été
interpellé lundi à son domicile de Saint-Jean-d'Illac (Gironde). Des hommes de
la police judiciaire de Strasbourg se sont déplacés pour le cueillir chez lui,
avant de le transférer dans les locaux de la PJ de Bordeaux. Il devrait être présenté dans les prochains jours à une juge d'instruction strasbourgeoise, qui va devoir, 27 ans plus tard, définir si les crimes entrent dans le cadre de la prescription.

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