Un gynécologue mis en examen après une quadruple amputation

Un gynécologue-obstétricien du CHU de Bordeaux (Gironde) a été mis en examen pour \"blessures involontaires\" sur une jeune femme amputée après avoir contracté une infection nosocomiale, annonce son avocat, le 12 août 2015.
Un gynécologue-obstétricien du CHU de Bordeaux (Gironde) a été mis en examen pour "blessures involontaires" sur une jeune femme amputée après avoir contracté une infection nosocomiale, annonce son avocat, le 12 août 2015. ( MAXPPP)

La patiente, âgée de 36 ans, a dû être amputée des deux pieds, de l'avant-bras droit et de la main gauche. Elle a été contaminée par une bactérie dévastatrice lors de son IVG.

Un gynécologue-obstétricien du CHU de Bordeaux (Gironde) a été mis en examen pour "blessures involontaires" sur une jeune femme amputée après avoir contracté une infection nosocomiale, annonce son avocat mercredi 12 août. Cette Bordelaise avait été contaminée par une bactérie dévastatrice lors de son IVG.

Le médecin est mis en cause pour ne pas avoir prescrit des antibiotiques qui auraient pu limiter les dégâts de ce type d'infection particulièrement nécrosante. La patiente, âgée de 36 ans, a dû être amputée des deux pieds, de l'avant-bras droit et de la main gauche, précise le quotidien Sud Ouest, qui a révélé l'affaire.

Elle est allée aux urgences deux fois

Le praticien était de garde, en juillet 2011, au lendemain de l'IVG subie par la jeune femme. Elle s'était rendue aux urgences à deux reprises, se plaignant de fièvre, mais le diagnostic n'avait été posé et des antibiotiques prescrits qu'en fin de journée, le dimanche, deux jours après l'intervention.

La mise en examen du médecin fait suite à un rapport d'expertise diligentée dans le cadre de l'instruction. Son avocat, Arnaud Dupin, a demandé une contre-expertise. "Pour moi, cela ne rentre pas dans le cadre de l'infraction pénale, estime-t-il. Il y a toute une chaîne de responsabilités que l'instruction devra déterminer." D'après lui, l'affaire montre "qu'aujourd'hui, aucune opération n'est bénigne".

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