Trois jeunes arrêtés après 68 canulars téléphoniques visant les services d'urgence

Le centre d\'appel des pompiers du Maine-et-Loire. (Photo d\'illustration)
Le centre d'appel des pompiers du Maine-et-Loire. (Photo d'illustration) (JOSSELIN CLAIR / MAXPPP)

Trois jeunes de Charente-Maritime et de Dordogne, âgés de 17 à 20 ans, ont été arrêtés après avoir fait près de 70 canulars téléphoniques. À chaque fois, ils ont visé des services d'urgence.

Trois jeunes de Charente-Maritime et de Dordogne ont été arrêtés ces derniers mois parce qu'ils sont soupçonnés d'avoir commis 68 canulars visant les services d'urgence. Cette pratique s'appelle du "spoofing". Leur dossier a été transmis aux parquets de Périgueux et de la Rochelle dans la semaine du 30 octobre. 

Toujours des appels de nuit

À chaque fois, les trois jeunes ont opéré selon un rituel précis. En passant par des services informatiques situés à l'étranger, ils appelaient des commissariats de police, des centres d'appels police-secours, des brigades de gendarmerie ou encore des sapeurs-pompiers. Ces appels masqués étaient toujours passés de nuit. L'enquête a permis d'en recenser seize en Seine-et-Marne (à Provins, Melun, ou encore Pontault-Combault), neuf à Paris et 43 ailleurs en France (comme à Carcassonne, Marseille, La Rochelle, Périgueux ou Troyes, entre autres). 

Une fois la communication établie avec les services d'urgence, ils créaient des conférences téléphoniques, provoquant des dialogues de sourds. Un commissariat de police pouvait par exemple se retrouver en ligne avec des sapeurs-pompiers. Leurs interlocuteurs entendaient un rire au téléphone ou des menaces telles que "je suis un pirate informatique, je vais m'en prendre à votre réseau". L'un des ces pirates se faisait notamment appeler Philippe Maurice.

Des jeunes âgés de 17 à 20 ans

C'est une plainte du directeur de la Sûreté départementale de Seine-et-Marne, fin 2016, qui permet de lancer l'enquête. Le pôle investigation en cybercriminalité du département a donc été chargé des investigations. Un premier jeune, âgé de 18 ans, a ainsi été interpellé en Charente-Maritime, fin 2016. Deux autres jeunes, de 17 et 20 ans, ont ensuite été arrêtés en septembre dernier, à Périgueux et La Rochelle.

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