Tariq Ramadan est de nouveau mis en examen pour le viol de deux autres femmes

Tariq Ramadan, lors d\'une conférence, à Bordeaux, le 26 mars 2016.
Tariq Ramadan, lors d'une conférence, à Bordeaux, le 26 mars 2016. (MEHDI FEDOUACH / AFP)

Ces deux femmes, interrogées comme témoin par les policiers en février 2019, ont été identifiées sur des photos retrouvées dans l'ordinateur de l'islamologue suisse de 57 ans, qui conteste toutes les accusations. 

Tariq Ramadan a été mis en examen pour le viol de deux autres femmes, identifiées l'an dernier par l'enquête, au terme de son interrogatoire au tribunal de Paris, jeudi 13 février, a indiqué son avocat à l'AFP.

Ces deux femmes, interrogées comme témoin par les policiers en février 2019, ont été identifiées sur des photos retrouvées dans l'ordinateur de l'islamologue suisse de 57 ans, qui conteste toutes les accusations. Il était déjà mis en examen pour deux viols depuis le 2 février 2018.

"Il y a une volonté de poursuivre Tariq Ramadan coûte que coûte et ce contre les évidences", a réagi son avocat, Emmanuel Marsigny. "Alors que les mensonges des premières accusatrices sont désormais clairement établis, il vient d'être de nouveau mis en examen alors que la première femme visée a elle-même déclaré que les relations avaient été 'consenties' et que l'autre femme ne s'est jamais plainte de leurs deux rencontres", a-t-il ajouté.

Une première mise en examen en 2018

Aux enquêteurs, les deux femmes ont raconté il y a un an comment ce "manipulateur" les avait entraînées chacune dans une relation "dominant-dominé" virtuelle avant un rendez-vous brutal. "Je lui demandais d'être plus doux, mais il me disait : 'C'est de ta faute, tu le mérites (...) et qu'il fallait obéir", a rapporté l'une des deux, relatant une relation remontant à 2015.

Cette dernière, âgée de 37 ans, a fini par se porter partie civile récemment, devenant la cinquième femme en France à porter plainte contre l'islamologue. L'autre femme n'a pas été contactée par les juges, selon une source proche du dossier.

Tariq Ramadan est par ailleurs mis en examen depuis 2018 pour "viol" et "viol sur personne vulnérable", pour les faits dénoncés par Henda Ayari et "Christelle", respectivement en 2012 à Paris et en 2009 à Lyon. Une troisième femme, Mounia Rabbouj, l'a ensuite accusé de neuf viols sur la période 2013-2014. Pour ces faits, il n'est pas poursuivi. Une quatrième plainte a été déposée l'été dernier par une femme surnommée "Elvira", mais son récit n'est pas corroboré par les vérifications de la brigade criminelle et elle ne s'est pas rendue aux convocations de la justice.

Vous êtes à nouveau en ligne