Révision du procès Iacono : l'avocate générale est contre

(Maxppp)

Devant la Cour de révision, l'avocate générale a demandé que la requête, présentée par Christian Iacono, soit rejetée. Elle a estimé que les rétractations du petit-fils étaient "floues, fluctuantes et imprécises". La Cour, qui n'est pas tenue de suivre cet avis, a mis sa décision en délibéré au 18 février. 

Christian Iacono sera-t-il réhabilité ? Y aura-t-il un nouveau procès ? Autant de questions que la Cour de révision devra trancher... d'ici deux semaines. Elle a mis sa décision en délibéré au 18 février.
La Cour peut aussi prononcer une annulation pure et simple, rejeter cette requête, ou ordonner un supplément d'information.

Lors de l'audience, qui s'est tenue ce jeudi matin, l'avocate générale a demandé le rejet de la requête en révision déposée par l'ancien maire de Vence - Christian Iacono, condamné à neuf ans de prison pour le viol de son petit-fils, qui est depuis revenu sur ses accusations. 

Pauline Caby a d'abord reconnu que la rétractation était un élément nouveau... insuffisant, a-t-elle estimé, pour remettre en doute la culpabilité de Christian Iacono. Ces rétractations étaient, selon elle, "extrêmement sujettes à discussion", "floues", "fluctuantes", "imprécises" .

 

La défense a, elle, estimé qu'il n'existait aucun élément de nature à douter de la "sincérité" des rétractations, qui n'ont été ni "manipulées" ni "récompensées" . "On accorde crédit à un homme lorsqu'il accuse et pas quand il innocente" , a plaidé Me Gérard Baudoux.

Et Gabriel Iacono a pris la parole. Pour demander pardon à son grand-père, à la justice, à ses parents. C'est trop tôt pour le pardon, a répondu Christian Iacono, très ému. Il faudra en reparler... quand la justice l'autorisera : c'était la première fois depuis 2011 que les deux hommes se revoyaient, la justice le leur ayant interdit.

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