Rejet du recours de Raphaël Maillant contre sa condamnation pour meurtre

(Raphaël Maillant et son avocate devant la Cour de révision © Radio France / Delphine Gotchaux)

La Cour de révision a refusé jeudi d'annuler la condamnation de Raphaël Maillant. Il avait écopé de 17 ans de prison pour avoir tué son ancienne petite amie en 1991, un meurtre qu'il a toujours nié.

La Cour de révision a rejeté jeudi à Paris le recours de Raphaël Maillant contre sa condamnation à 17 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son ancienne petite amie, des faits qu’il a toujours niés.

En 1997, Raphaël Maillant avait été déclaré coupable par les assises des Vosges du meurtre de Valérie Bechtel, 20 ans, à Thaon-les-Vosges le 12 août 1991. La justice a refusé d’annuler cette condamnation, ce qui ferme la voie à un nouveau procès. 

Le 18 juin 2015, Raphaël Maillant avait tenté de démontrer devant la Cour de révision qu'il était innocent des faits pour lesquels il a passé près de dix ans en prison. L'avocat général s'était prononcé en faveur du rejet du recours. Les magistrats ont suivi ces conclusions.  

Vers un recours devant la CEDH  de l'Homme

Raphaël Maillant s’est dit "abasourdi" par la décision. "C'est une nouvelle condamnation", j'espérais autre chose" a-t-il déclaré.

L'avocate de Raphaël Maillant, Me Sylvie Noachovitch, a montré sa déception à l'issue de l'audience et laissé éclater sa colère.

"C’est très décevant alors que tout le monde est d’accord pour dire qu’il y a au moins des doutes. Pourquoi aujourd’hui la Cour de révision reste-t-elle aussi restrictive dans son application de la loi. C’est bien dommageable pour les justiciables."

L'avocate ajoute que "ce combat doit être mené par Raphaël Maillant, par moi-même mais aussi par tous les avocats pénalistes" . "Nous ne devons pas laisser l’esprit de la loi se faire massacrer de cette manière" conclut-elle.

"Mon client est innocent et il l’a toujours clamé depuis 17 ans" : Me Sylvie Noachovitch, avocate de Raphaël Maillant
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Raphaël Maillant avait déjà présenté trois demandes de révision. La première n'avait pas été jugée recevable, les deux autres avaient été rejetées. Il a été libéré en 2004 sans avoir pu contester le verdict, la possibilité de faire appel n'était pas possible à l'époque du procès, en 1997. 

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