Procès du Cercle Wagram : six ans de prison pour le cerveau présumé

(Maxppp)

Neuf des dix prévenus jugés devant le tribunal correctionnel pour le coup de force intervenu en 2011 pour chasser les dirigeants du cercle de jeu Wagram ont été condamnés vendredi à des peines allant d'un an avec sursis à six ans ferme. Jean-Luc Germani, présenté comme l'un des héritiers de la Brise de mer, un gang corse, a été le plus lourdement condamné. Il était soupçonné d'être le cerveau.

Jean-Luc Germani a été
condamné vendredi à six ans de prison ferme et 100.000 euros d'amende par le tribunal
correctionnel de Paris. Il écope de la peine la plus lourde dans ce procès où
dix hommes étaient jugés pour un putsch contre le cercle de jeu le Wagram à
Paris.

L'homme, en fuite, est
soupçonné d'être le cerveau de l'opération menée le 19 janvier 2011. Les
anciens dirigeants de l'établissement avaient été priés de quitter
définitivement les lieux. Quatre autres prévenus, dont deux sont en fuite,
présentés comme "des hommes de main" de Jean-Luc Germani ont eux été
condamnés à des peines allant de trente mois de prison pour trois d'entre eux à quatre ans pour le dernier.

Un acteur de la série de Canal+ Mafiosa  relaxé

Par ailleurs, un groupe
d'employés ou d'anciens d'employés du Wagram, soupçonnés de s'être alliés avec
Jean-Luc Germani et ses comparses, ont écopé de peine allant d'un avec sursis à
trois ans ferme. Frédérix Graziani, acteur de la série de Canal+ Mafiosa qui avait travaillé quelques mois au Wagram a été relaxé.

Selon les enquêteurs, le
Cercle Wagram était au cœur d'un affrontement entre bandes corses rivales
issues des déchirements du gang bastiais de la Brise de mer.