Procès du Carlton : un prévenu déstabilisé par les mots des prostituées

(Le témoignage de deux prostitués a ébranlé le prévenu René Kojfer © MaxPPP)

La deuxième journée du procès du Carlton a été marquée par le témoignage d’anciennes prostituées et le malaise d’un des prévenus, l’ancien chargé des relations publiques de l’hôtel lillois.

Dominique Strauss-Kahn présent à l’ouverture du procès au tribunal correctionnel de Lille hier reviendra témoigner la semaine prochaine. D’ici là, le dossier aura bien avancé. Les magistrats ont entendu ce mardi deux anciennes prostituées, parties civiles ainsi que René Kojfer, ancien chargé des relations publiques de l’hôtel Carlton. Cette figure centrale de l’affaire a fait un malaise et l’audience a été écourtée.

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Un prévenu qui craque à l'audience

René Kojfer s'est senti mal cet après midi, lors de son audition devant le tribunal. Cet homme qui connaît le tout-Lille est l’ancien responsable des relations publiques de l’hôtel Carlton. Les magistrats cherchent à savoir s’il a fait le lien entre différents cercles, différents groupes de personnes mis en cause dans ce dossier de proxénétisme.

Rapidement, ce septuagénaire s’aperçoit qu’il a peut-être du souci à se faire. Pris d’un malaise, il a demandé à s’asseoir face à la barre et s’est pris la tête dans les mains. Les témoignages des deux anciennes prostituées ont peut être ébranlé cet homme qui depuis l’ouverture du procès hier veut présenter le visage de quelqu'un qui ne voit vraiment pas où est le mal.

Le premier témoignage de deux ex-prostituées

Ce que Jade et Sonia sont venus raconter au procès, c’est le sordide de la prostitution. Les caves des bars à hôtesses de Dodo la Saumure, les corps vendus comme de la marchandise. L’une des deux jeunes femmes, Sonia, a soufflé en larmes :

"Il n’y pas de bons côtés, je vous le garantis."

Il était difficile après ces mots pour René Kojfer de passer pour le bon copain, qui veut simplement rendre des services. son malaise a écourté l'audience d'une heure, mais il n'en a pas fini avec les questions des magistrats et des avocats des parties civiles. 

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