Procès des attentats de janvier 2015 : "Je suis atterré, effondré comme nous tous" par la nouvelle attaque, se désole l'avocat de "Charlie Hebdo"

La cour lors du procès des attentats de janvier 2015 à Paris, le 16 septembre 2020.
La cour lors du procès des attentats de janvier 2015 à Paris, le 16 septembre 2020. (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

En fin de matinée, Richard Malka a fait une déclaration à propos de l'attaque qui a eu lieu devant les anciens locaux du journal, vendredi 25 septembre.

Le procès des attentats de janvier 2015 se poursuit lundi 28 septembre devant la cour d'assises spéciale de Paris. L'attaque qui a fait deux blessés à Paris et qui a suscité une vive stupeur dans les travées du tribunal judiciaire, vendredi, s'est invitée durant l'audience. "Je suis atterré, effondré comme nous tous par ce nouvel attentat. Je pense aux personnes qui sont blessées, qui ont la vie sauve, mais dont la vie ne sera plus jamais la même, ni pour leurs proches, ni pour leurs collègues de travail", s'est ainsi désolé Richard Malka, avocat de Charlie Hebdo. "Il faut que le monde culturel se réarme intellectuellement, il faut que les politiques passent du discours aux actes."

Des enquêteurs de la section antiterroriste auditionnés. Après avoir entendu un enquêteur de la DGSI vendredi, la cour doit auditionner des agents de la section antiterroriste sur la téléphonie des assaillants, sur la garde à vue de deux accusés pour l'achat de matériel et sur le départ d'Hayat Boumedienne, épouse d'Amedy Coulibaly, en Syrie.

Les veuves des frères Kouachi disent n'avoir rien vu. Vendredi, Izzana H. et Soumia B. ont affirmé n'avoir "rien décelé" d'anormal dans le comportement de leurs époux dans les jours et semaines ayant précédé l'attentat. "J'ai beau refaire le film, je ne comprends pas", a affirmé Izzana H. "Il n'a pas changé dans son comportement", a ajouté Soumia B.

Un membre des renseignements évoque des "regrets"Un membre du renseignement français s'est défendu de toute "faille" dans la surveillance ou l'absence de suivi des auteurs des attentats de janvier 2015. A l'époque "on ne détectait pas une volonté de passer à l'acte", malgré "un travail très approfondi", a-t-il déclaré devant la cour vendredi.

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