Procès de la maire d'Aix-en-Provence : "L'instruction a été à charge et bâclée", dénonce sa fille, la sénatrice Sophie Joissains

Sophie Joissains, sénatrice UDI et fille de Maryse Joissains, jugée en appel.
Sophie Joissains, sénatrice UDI et fille de Maryse Joissains, jugée en appel. (MERCIER SERGE / MAXPPP)

La maire d'Aix-en-Provence, Maryse Joissains-Masini, est jugée en appel ce mercredi à Montpellier. Sa fille, la sénatrice Sophie Joissains, dénonce une instruction "à charge et bâclée".

"C'est un procès évidemment inéquitable", dénonce la sénatrice Sophie Joissains, fille de Maryse Joissains-Masini sur France Bleu Provence, mercredi 13 mars, alors que la maire d'Aix-en-Provence est jugée en appel ce jour à Montpellier.

Favoritisme et prise illégale d'intérêt

Cette dernière a été condamnée en juillet 2018 à un an de prison avec sursis et dix ans d'inéligibilité pour avoir indûment promu son chauffeur et embauché une collaboratrice en charge de la protection animale, alors qu'il ne s'agit pas d'une compétence de la collectivité du Pays d'Aix.

"Il n'y a dans ce dossier aucun enrichissement personnel reproché, aucun emploi fictif reproché. Les procédures légales ont été respectées. Je pense qu'il y a eu une instruction, qui a été [faite] dans un contexte politique, à charge avec un procès évidemment inéquitable. Je pense que l'instruction a été à charge et bâclée", déclare la sénatrice.

Alors que le procureur de la République avait parlé, en première instance, de faits d'une gravité extrême, contraires à la probité d'un élu, Sophie Joissains dénonce : "c'est de la littérature, ce n'est absolument pas fondé. Il y a eu des tas de procès concernant des enrichissements, là ce n'est pas du tout le cas, pas du tout".

Le chauffeur promu était un collaborateur de cabinet selon la sénatrice

Concernant l'accusation de promotion du chauffeur de sa mère, la fille affirme que "son chauffeur n'était pas seulement son chauffeur, c'était un collaborateur de cabinet", revendiquant une ancienneté en mairie de trois à quatre décennies et son appartenance à la catégorie B depuis plus de cinq ans.

Le chauffeur "correspondait aux conditions légales", il "y a beaucoup d'amalgames qui sont faits, et c'est assez logique parce que la population ne connaît pas forcément le fonctionnement interne des choses, donc il est facile après de jeter l'anathème".

Sophie Joissains précise qu'elle sera présente au procès en appel de sa mère "en tant que fille" et que Maryse Joissains-Masini "espère beaucoup de cette audience, elle est totalement sereine", conclut-elle.

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