Procès d'un groupe néo-nazi à Amiens : "Je me cherchais, je ne savais pas qui j'étais", témoigne un ancien membre

Depuis lundi 27 mars et pour quatre jours, 18 personnes liées à un groupe d\'extrême droite sont jugées pour plusieurs agressions dans la région de Ham (Somme) entre 2012 et 2015.
Depuis lundi 27 mars et pour quatre jours, 18 personnes liées à un groupe d'extrême droite sont jugées pour plusieurs agressions dans la région de Ham (Somme) entre 2012 et 2015. (MAXPPP)

Parmi les 18 membres ou sympathisants du groupe néo-nazi qui comparaissent pour des violences en correctionnelle à Amiens, un ex-membre de la bande a témoigné de son intégration dans le clan, sur France Bleu Picardie.

Depuis lundi 27 mars, dix-huit membres ou sympathisants du groupe néo-nazi White Wolves Klan (WWK-Le clan du loup blanc) comparaissent devant le tribunal correctionnel d'Amiens (Somme). Parmi les 18 prévenus jugés pour une trentaine d'infractions dont des agressions dans la Somme, un ancien membre du groupuscule a témoigné sur France Bleu Picardie, mercredi 29 mars, de son arrivée dans le clan et des violences subies. 

Une situation de rupture familiale

L'ex-membre raconte qu'il avait 19 ans quand il est entré dans ce clan, trois ans après avoir été mis à la porte par ses parents. Il a trouvé une famille dans ce groupuscule et l'image d'un père dans le leader du clan, Jérémy Mourain. "Je ne savais pas quoi faire, je me cherchais, Je ne savais pas qui j'étais, je ne savais pas où aller", confie-t-il. "C'est Jérémy Mourain qui m'a servi de figure paternelle. Il m'a félicité pour ce que j'étais, pour ce que je faisais".

France Bleu Picardie

Le jeune prévenu explique qu'il a accordé sa confiance au chef du groupe, "ce que je n'aurais pas dû faire", reconnaît-il aujourd'hui. Le jeune homme poursuit en racontant les violences qu'il a subies, les coups et "les jetées dans le canal", lors de sa présence au WWK. Grâce au procès, il espère tourner la page de cette période qu'il qualifie de "noire".