Prison ferme pour avoir vidé un appartement sur les policiers

Les faits se sont déroulés sur la commune de Chennevières-sur-Marne (Vak-de-Marne).
Les faits se sont déroulés sur la commune de Chennevières-sur-Marne (Vak-de-Marne). ( GOOGLE MAPS)

L'un d'eux a écopé d'une peine de quatorze mois de prison dont dix avec sursis. L'autre a été condamné à huit mois avec sursis.

Vaisselle, canapé, micro-ondes et même le lapin... Tout était passé par la fenêtre. Deux hommes ont été condamnés jeudi 20 novembre à des peines de prison pour avoir vidé un appartement du troisième étage sur des policiers. "Je n'ai jamais vu ça en un certain nombre d'années de carrière", a lancé le président de la douzième chambre du tribunal correctionnel de Créteil. Les faits remontent au 14 octobre et se sont déroulés à Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne), près de Paris.

Ce soir-là, alors qu'ils passent la soirée dans l'appartement de la petite amie de l'un d'entre eux, trois hommes, dont un mineur, jettent par la fenêtre tout ce qui leur passe sous la main. Ce "déferlement de haine" avait commencé par une dispute avec d'autres jeunes en-bas de l'immeuble. Lorsque la police intervient, les trois hommes remontent dans les étages et se barricadent dans l'appartement.

"Je ne me souviens de rien"

Depuis le balcon, les insultes et les menaces fusent, puis "pris par l'alcool", ils se mettent à lancer meubles et objets en direction des policiers, le tout pendant près de deux heures. La police devra finalement défoncer la porte de l'appartement saccagé pour interpeller les trois hommes. L'un d'eux a écopé d'une peine de quatorze mois de prison dont dix avec sursis. L'autre a été condamné à huit mois avec sursis. Le troisième, mineur au moment des faits, sera jugé par une autre juridiction.

Au cours de l'audience, les deux majeurs ont fait profil bas, sans pour autant donner d'explications, jouant la carte de "l'amnésie sélective", a regretté le procureur. "Cet après-midi-là, on a bu énormément et je ne me souviens de rien", a déclaré l'un des prévenus, qui exerce le métier de démolisseur dans le bâtiment. "C'est ni fait ni à faire", a-t-il reconnu. "Je ne sais pas quoi vous dire à part que c'est honteux", a ajouté l'autre prévenu.

Les deux hommes devront également rembourser les victimes à hauteur de 14 000 euros. La Fondation Brigitte Bardot s'était constituée partie civile, mais n'a pas obtenu la condamnation des prévenus pour les faits de cruauté envers un animal, les juges n'ayant pu déterminer quel membre du trio avait jeté le lapin par la fenêtre. Surnommé Hippolyte et âgé de onze mois, il n'avait pas survécu à la chute.

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