Panama papers : un tri fiscal monumental qui pourrait rapporter gros

(L'administration fiscale va devoir trier des milliers d'informations afin de vérifier si une évasion fiscale est avérée © MxPPP)

Après les révélations issues des Panama papers, un travail de longue haleine attend l'administration française qui va devoir établir d'éventuelles évasions fiscales avant de chiffrer les redressements.

Le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert a lancé lundi un appel : "Tous ceux qui le souhaitent peuvent nous apporter les documents" . Pour récupérer les fichiers qui ont fuité, le fisc ne pourra pas compter sur le journal Le Monde. "Ce n'est pas de notre responsabilité de transmettre ces informations" explique un des journalistes du quotidien sur France Info. 

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Au ministère des Finances, on mise plutôt sur la coopération avec d'autres Etats pour échange d'informations entre les administrations fiscales. C'est la bonne façon de faire explique-t-on à Bercy puisque certains Etats pourraient disposer d'une partie des Panama papers, certains documents leur auraient été proposés. Une fois les fichiers en main, le fisc va devoir faire le tri entre les noms et les comptes, un millier de Français figureraient sur les listes.

Posséder une société ou un compte au Panama n'est pas interdit, si une activité réelle est démontrée. Pour  Christian Eckert, le secrétaire d'Etat au budget, "il va donc falloir s'assurer que les noms qui figurent dans les fichiers du Panama papers correspondent bien à une évasion fiscale" . Des cas avérés pourrraient alors remplir les caisses de l'Etat : l'an dernier, 6% des dossiers de repentis fiscaux avaient un lien avec le Panama, ce qui a rapporté 760 millions d'euros en redressement fiscal.

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