Deux gardiens blessés après une mutinerie à la prison de Valence

Un gardien de prison entre dans le centre pénitentiaire de Valence (Drôme), le 14 octobre 2015.
Un gardien de prison entre dans le centre pénitentiaire de Valence (Drôme), le 14 octobre 2015. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Des détenus du centre pénitentiaire de Valence ont refusé de rejoindre leurs cellules, dérobé des clés à un gardien et tenté de mettre le feu à des matelas.

Nouvelle alerte en prison. Des détenus du centre pénitentiaire de Valence ont refusé de regagner leurs cellules pendant quelques heures, dimanche 25 septembre, dans la soirée. Les personnes incarcérées ont dérobé un trousseau de clés à un gardien avant de tenter de mettre le feu à la literie de la prison, a indiqué la préfecture de la Drôme, confirmant une information de France Bleu Drôme Ardèche.

L'incident a débuté peu après 18h30 au sein de la maison centrale du centre pénitentiaire, un bâtiment réservé aux condamnés à de longues peines. Trois prisonniers s'en sont alors pris à deux gardiens, qui ont pu se mettre rapidement à l'abri. Ils ont été légèrement blessés.

Les détenus ont alors pris un jeu de clefs et un des surveillants a reçu un violent coup de poing. Les trois prisonniers se sont ensuite isolés au troisième étage du bâtiment, ouvrant quelques cellules et tentant en vain de mettre le feu à des matelas.

Le manque de surveillants mis en cause

"Parmi les deux surveillants blessés, l'un a été conduit à l'hôpital. Trois autres surveillants, choqués, ont bénéficié d'une prise en charge psychologique", a indiqué le ministère de la Justice dans un communiqué, soulignant qu'"aucun agent n'a été pris en otage". L'incident était "confiné" vers 22 heures, selon le ministère, et les détenus ont regagné leurs cellules un quart d'heure plus tard, après l'arrivée sur place d'une équipe régionale d'intervention et de sécurité (ERIS).

Aucun élément d'information n'a été donné par les autorités sur les trois fauteurs de troubles. "Les détenus ne sont pas dupes et ont bien conscience que le manque d'effectifs de surveillants est propice à une escalade des violences", a dénoncé le Syndicat pénitentiaire des surveillants. Une mutinerie avait déjà secoué mi-septembre la prison de Vivonne dans la Vienne.