Mort du petit Bastien : l'avocat général requiert la perpétuité pour le père

(Marche silencieuse en mémoire de Bastien, en 2011. © Maxppp)

Dans son réquisitoire, l'avocat général a requis une peine de prison à perpétuité pour le père du petit Bastien, pour avoir tué son fils en l'enfermant dans une machine à laver. En revanche, il a considéré que la complicité de la mère n'était pas démontrée. Il demande néanmoins cinq ans de prison contre elle pour violences volontaires.

La peine demandée par l'avocat général de la cour d'assises de Seine-et-Marne à l'encontre du père de Bastien était attendue : le magistrat requiert la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 30 ans. Christophe Champenois, 36 ans, était jugé pour avoir tué son enfant de trois ans en l'enfermant dans un lave-linge. Il le décrit comme égocentrique et cruel et ne voit aucune excuse pour atténuer sa responsabilité : "Vous saviez que vous alliez tuer Bastien", accuse-t-il. "Vous l'avez fait souffrir en lui imposant un martyr insupportable ". 

En revanche, Eric de Valroger s'est longuement interrogé sur la cas de la mère, Charlène Cotte, âgée de 29 ans. S'appuyant sur des articles de droit très précis, Eric de Valroger réclame son acquittement, du moins pour ce qui concerne la complicité de meurtre. Selon lui, la mère de Bastien n'a pas aidé son compagnon dans l'acte criminel.

Pour autant, il ne l'exonère pas totalement et réclame cinq ans d'emprisonnement pour des violences volontaires sur son fils : "s'il devait y avoir un permis de mère, celle-ci aurait perdu ses douze points depuis longtemps ", dit-il.