Mort d'un légionnaire : ses supérieurs condamnés à de la prison avec sursis

(Illustration : des légionnaires français en opération en 2011 au Suriname © REUTERS - Ranu Abhelakh)

Quatre anciens légionnaires ont été condamnés ce jeudi à de la prison avec sursis par la cour d'assises de Paris. Ils sont soupçonnés d'avoir causé involontairement la mort d’une jeune recrue en mai 2008, au cours d'un entraînement à Djibouti.

Au cours d'un exercice à Djibouti, le 5 mai 2008, Malus Talas un jeune légionnaire slovaque du 2e régiment étranger de parachutiste (REP) est mort d'un "coup de chaud". Quatre anciens légionnaires, ses supérieurs dont le lieutenant Médéric Bertaud, responsable de l'exercice, étaient jugés par la cour d'assises de Paris pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises en réunion". Le verdict est tombé dans la soirée. L'ex-lieutenant Bertaud qui était responsable de l'exercice a été condamné à quatre ans de prison avec sursis. "Je comprends qu'il y ait une condamnation" a-t-il réagi. "J'ai toujours reconnu que j'avais une responsabilité dans cette mort. Ce drame a bouleversé ma vie".

"J'ai toujours reconnu que j'avais une responsabilité dans cette mort. Ce drame a bouleversé ma vie" a déclaré l'ex-lieutenant Médéric Bertaud
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Ce jeudi matin, le ministère public avait requis des peines allant de quatre à cinq ans de prison avec sursis.

"Il faut le condamner. Mais l'envoyer en prison serait injuste et absurde" (Maryvonne Caillibotte, avocate générale à propos du lieutenant Bertaud)

L'avocate générale avait estimé que les quatre hommes, dont deux absents car en fuite, étaient responsables de la mort de la jeune recrue de 25 ans. Ils l'ont, a-t-elle expliqué, "contraint à poursuivre un effort au prix de sa vie" . Ce jour-là, il faisait 40°C dans le désert djiboutien, pas le moindre vent, le légionnaire Talas s'est plaint mais n'a jamais été entendu pas ses supérieurs.

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