Mis et Thiennot : les condamnations ne seront pas réexaminées

(Raymond Mis et Gabriel Thiennot étaient passés aux aveux avant de se rétracter © Comité de soutien de Mis et Thiennot)

La Cour de révision des condamnations pénales a refusé ce lundi le réexamen des peines à l’encontre de Mis et Thiennot, condamnés il y a plus de 60 ans pour le meurtre d’un garde-chasse dans l’Indre.

La déception est grande ce lundi dans les rangs du comité de soutien en faveur de la réhabilitation de de Raymond Mis et Gabriel Thiennot. Ces deux chasseurs ont été condamnés après la Seconde Guerre mondiale à 15 ans de travaux forcés pour le meurtre d’un garde-chasse en 1946. Une sixième demande de révision des peines a été refusée à Paris par la Cour de révision des condamnations pénales.

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Raymond Mis et Gabriel Thiennot avaient été condamnés pour le meurtre du garde-chasse Louis Boistard, retrouvé le 31 décembre 1946 dans un étang de saint-Michel-en Brenne, dans l'Indre. Quelques semaines après, ces deux chasseurs, étaient passés aux aveux, puis ils s'étaient rétractés. Les deux hommes ont ensuite expliqué avoir été forcés aux aveux par des actes de torture. 

L'avocat de leurs proches, Me Jean-Pierre Mignard, espérait des magistrats un accord pour réexaminer l'affaire, en avançant cette argument portant sur de possibles violences. Selon le défenseur, la convention internationale de 1984 prévoit que "toutes les déclarations obtenues à l'aide d'actes de torture, doivent être éradiquées des procédures ". 

Maître Mignard avait aussi transmis à la Cour des éléments qu'il estimait "nouveaux". Ces documents portaient sur le commissaire chargé de l'enquête. Il était engagé dans la Révolution nationale de Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Gabriel Thiennot était lui dans la résistance. Les interrogations et les doutes autour de l'impartialité du commissaire n'auront finalement pas pesé dans la décision des magistrats...

Des membres du comité de soutien de Mis et Thiennot avaient fait le voyage vers Paris, pour venir entendre la décision. Ils sont repartis déçus mais toujours avec les mêmes intentiions, celles du combat pour la réhabilitation de raymond Mis et Gabriel Thiennot, mort en 2003 et 2009.

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