Maryse Joissains, maire d'Aix-en-Provence, entendue par un juge

(Maxppp)

La maire récemment réélue de la ville d'Aix-en-Provence est entendue ce mardi après-midi par un juge d'instruction, dans le cadre d'une affaire d'emplois présumés fictifs, impliquant notamment son chauffeur et une proche collaboratrice. Se disant "sans aucun état d'âme", Maryse Joissains affirme avoir "géré (le budget) avec la plus grande rigueur".

Placée en garde à vue le 26 décembre dernier par la brigade financière de la police judiciaire de Marseille, Maryse Joissains aurait normalement due être entendue par un juge d'instruction en janvier dernier. Mais la convocation, reportée à sa demande, a donc été fixée à ce mardi. Dans cette enquête ouverte pour trafic d'influence et détournement de fonds publics, aucune charge n'a pour l'instant été retenue contre elle.

Les enquêteurs s'intéressent de très près à plusieurs emplois jugés suspects au sein de la mairie qu'elle dirige depuis 2001, et de la Communauté du Pays d'Aix (CPA). Dans le viseur, le statut du directeur des services de la CPA, d'une collaboratrice de son cabinet. Mais aussi le chauffeur de la maire, promu au plus haut grade de la fonction publique, et le recrutement du fils de ce dernier à la CPA.

Maryse Joissains dément fermement toute dérive. Au moment d'honorer sa convocation ce mardi, elle s'est exprimée au micro de journalistes de France 3 : "Je n'ai aucun état d'âme, j'ai géré la ville et la CPA pendant treize ans avec trois milliards d'euros de budget, et j'ai géré avec la plus grande rigueur ". Et elle a répété plusieurs fois : "Je ne suis pas inquiète du tout ". Depuis le début de l'affaire, la première magistrate d'Aix-en-Provence n'a de cesse de dénoncer un complot politique.

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