Marine Le Pen renvoyée en correctionnelle pour avoir comparé des prières de rue à l'occupation allemande

La présidente du FN, Marine Le Pen, lors d\'un meeting à Arpajon (Essonne), le 14 septembre 2015.
La présidente du FN, Marine Le Pen, lors d'un meeting à Arpajon (Essonne), le 14 septembre 2015. (FRANCOIS PAULETTO / CITIZENSIDE.COM / AFP)

La présidente du FN avait dressé ce parallèle en 2010, lors d'une réunion publique.

La présidente du FN, Marine le Pen, a été renvoyée devant le tribunal correctionnel de Lyon (Rhône), mardi 22 septembre, pour avoir comparé des prières de rue musulmanes à l'Occupation, lors d'une réunion publique en décembre 2010. "Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la seconde guerre mondiale, s'il s'agit de parler d'Occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça [les prières de rue], c'est une occupation du territoire", avait-elle déclaré. Interrogée par l'AFP sur sa présence à l'audience, prévue en octobre, Marine Le Pen a répondu : "Oui, bien sûr ! Je ne vais pas rater une telle occasion."

Des propos qu'elle avait réitérés 

Une première enquête pour "incitation à la haine raciale" avait été classée, mais une information judiciaire avait été ouverte en 2012, après la saisine du doyen des juges d'instruction par une association. Un an plus tard, la présidente du FN avait réitéré ses propos, estimant "avoir osé dire ce que tous les Français pensent, c'est-à-dire que les prières de rue - dont je leur indique qu'elles continuent à se dérouler sur le territoire français - sont une occupation". En juillet 2013, le Parlement européen avait décidé de lever l'immunité de l'eurodéputée frontiste, ouvrant la voie à sa mise en examen, le 10 juillet 2014.

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