Belgique : une demande de nouvelle expertise psychiatrique de Marc Dutroux approuvée

Marc Dutroux, à la cour d\'assises d\'Arlon (Belgique), le 22 avril 2004. 
Marc Dutroux, à la cour d'assises d'Arlon (Belgique), le 22 avril 2004.  (STF / POOL / AFP)

Le tribunal d'application des peines de Bruxelles a annoncé cette décision lundi. Ce nouvel examen psychiatrique a été sollicité par l'un des avocats du détenu, dans la perspective d'une libération conditionnelle.  

Le criminel belge Marc Dutroux, incarcéré depuis vingt-trois ans, va subir une expertise psychiatrique dans les mois à venir, a décidé, lundi 28 octobre, le tribunal d'application des peines de Bruxelles. Le parquet de Bruxelles avait déjà émis un avis favorable à cette requête lors d'une audience devant ce même tribunal, le 17 octobre dernier.

Un collège de trois experts psychiatres devra remettre un rapport final "au plus tard le 11 mai 2020", ont précisé les juges. Cette expertise est notamment destinée à évaluer la dangerosité du criminel. Marc Dutroux, qui aura 63 ans en novembre, a été condamné en 2004 à la prison à perpétuité pour le rapt, la séquestration et le viol de six fillettes et jeunes filles en 1995-1996, ainsi que pour la mort de quatre d'entre elles – deux assassinées et deux mortes de faim. 

Une expertise en vue d'une libération conditionnelle ?

Il y a quinze ans, lors du procès devant la cour d'assises d'Arlon, il avait été décrit par les experts comme un "vrai psychopathe", "pervers narcissique" et "manipulateur". Mais sa santé mentale n'a plus fait l'objet d'aucun examen depuis 2013, selon ses avocats. L'un d'eux, Maître Bruno Dayez, a dit vouloir "actualiser les données psychiatriques", dans la perspective d'une libération conditionnelle qu'il souhaite obtenir pour son client à l'horizon 2021, au bout de vingt-cinq ans d'incarcération.

Concrètement, si l'expertise venait à conclure que Marc Dutroux n'est plus un danger pour la société, il faudrait ensuite bâtir un projet de réinsertion avec un point de chute hors de prison, ce qui pourrait s'avérer compliqué. En outre, la libération anticipée pour les condamnés à 30 ans de prison et plus est difficile à obtenir en Belgique. Les cinq juges du tribunal d'application des peines de Bruxelles doivent se prononcer à l'unanimité et leur décision n'est pas susceptible d'appel.

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