Luka Rocco Magnotta, le "dépeceur de Montréal", devant la justice

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Luka Rocco Magnotta, accusé d'avoir tué et dépecé son amant, mettant en ligne la vidéo de son meurtre sur Internet, en mai dernier à Montréal, comparaît depuis lundi devant la justice canadienne, pour une audience préliminaire en vue d'un éventuel procès. Il avait été arrêté à Berlin en juin dernier, après une cavale à travers l'Europe. Il a décidé de plaider non-coupable.

Son histoire avait révulsé le monde entier, à commencer par les Canadiens. La réapparition de Luka Rocco Magnotta devant les caméras fait remonter à la surface le souvenir de cette traque, en mondovision, qui avait abouti à son arrestation le 4 juin dernier dans un cyber-café de Berlin, en Allemagne, saluée par cette phrase : "Vous m'avez eu" . Quelques jours plus tôt, il avait été aperçu à Paris.

Surnommé "le dépeceur de Montréal", le jeune homme de 30 ans s'est présenté lundi, encadré par les policiers, dans une tenue "virginale", pantalon et tee-shirt blancs. Dans son box vitré, il a écouté sans un geste les arguments de l'accusation, pendant trois heures. Ces prochains jours, le tribunal doit évaluer les preuves réunies par l'accusation, afin de déterminer si un procès peut avoir lieu. 

La défense va plaider non-coupable

L'axe de défense choisi par l'accusé et ses avocats est déjà connu. Il compte plaider non-coupable. Étonnant de la part d'un homme éperdu de célébrité, qui avait filmé son crime en mai dernier, le meurtre au pic à glace et le dépeçage de son petit ami chinois Lin Jun. Un acte annoncé sur Internet quelques jours auparavant, filmé et posté sur la toile. Selon certains spécialistes, l'ancien acteur porno aurait choisi cette défense pour faire durer le procès, et offrir son visage au monde encore quelque temps. La famille de la victime était présent à l'audience lundi.

Mais pour les journalistes eux, arrivés par dizaines au Palais de justice de Montréal dès lundi matin, les débats risquent d'être quelque peu frustrants. Les éléments de preuves déposés par l'accusation font l'objet d'une ordonnance de non-publication, tandis que la défense a demandé le huis-clos. Pour l'un des avocats de Magnotta, Me Luc Leclair, il s'agit de garantir à son client un " procès juste " .

Les audiences préliminaires doivent en principe durer jusqu'au 23 mars prochain.

 

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