Lille : deux jeunes écroués pour avoir forcé des ados âgées de 12 à 17 ans à se prostituer

L\'avenue du Peuple-Belge le 25 février 2008 à Lille. En 2014, la police avait noté l\'augmentation du nombre de prostituées mineures sur cette avenue.
L'avenue du Peuple-Belge le 25 février 2008 à Lille. En 2014, la police avait noté l'augmentation du nombre de prostituées mineures sur cette avenue. (MAXPPP)

Les deux suspects, des "copains de quartier", ont été interpellés mardi matin à leur domicile à Roubaix (Nord). 

"Ils leur mettaient la pression, les frappaient, menaçaient de s'en prendre à leur famille et les maintenaient sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants." Deux jeunes gens de 16 et 20 ans ont été mis en examen vendredi 28 novembre, à Lille, pour proxénétisme aggravé et écroués. Ils sont soupçonnés d'avoir contraint neuf adolescentes âgées de 12 à 17 ans à se prostituer, indique une source proche de l'enquête.

Les deux suspects, des "copains de quartier", ont été interpellés mardi matin à leur domicile à Roubaix (Nord) par les policiers de la sûreté urbaine de Lille, dans le cadre d'une enquête préliminaire.

Augmentation des prostituées mineures

Celle-ci avait été ouverte suite à l'augmentation du nombre de prostituées mineures qui racolaient sur l'avenue du Peuple-Belge à Lille, où se trouve notamment le tribunal de grande instance.

Une soixantaine de procédures pour racolage au total ont été établies dans ce secteur par la police lilloise, qui a contrôlé 26 prostituées mineures depuis le début de l'année, contre 13 en 2013 et 4 en 2012, selon une source proche de l'enquête.

Une méthode bien rodée

"Ils savaient qu'en prostituant des mineures on gagne beaucoup d'argent", explique cette source. Les jeunes gens avaient mis au point une méthode bien rodée. Ils repéraient leur proie à un arrêt de bus, l'invitait à monter dans leur voiture puis lui offraient un verre et l'emmenaient faire la fête en Belgique. Une fois la jeune fille séduite, elle était forcée à faire le trottoir.

Les plus fragiles psychologiquement, issues d'un milieu défavorisé, victimes de violences familiales, en grande précarité ou hébergées en foyer, acceptaient.