Les Harkis demandent une journée officielle de l'abandon le 12 mai

(Maxppp)

Plus de 60 ans après la guerre d'Algérie, les Harkis, ces soldats qui ont combattu aux côtés de l'armée française, demandent à l'Etat français de reconnaître le drame de leur communauté.

La communauté harkie veut
faire du 12 mai, la "Journée de l'abandon". Car à cette date en 1962,
un échange de télégrammes entre le ministre chargé de l'armée et celui des
affaires algériennes de l'époque Pierre Messmer et Louis Joxe scelle selon les Harkis
leur abandon.

Le gouvernement français
décide de laisser les soldats algériens sur le sol algérien entre les mains des
combattants du FLN. Ces autres Aalgériens, les 100.000 soldats qui ont combattu
aux côtés de l'armée française, seront, pour certains, tués par les
indépendantistes et pour d'autres rapatriés, mais logés dans des camps.

Des cérémonies doivent donc
ce dimanche 12 mai se tenir dans de nombreuses villes françaises pour cet anniversaire. Dès hier samedi à Agen, des
délégués d'associations de harkis se sont réunis, pour demander au président
François Hollande "d'aller plus loin " dans la reconnaissance et la
réparation des préjudices subis par cette communauté, par le biais d'un texte
de loi et un fonds de réparation.

"Cela fait un an
que le président de la République est au pouvoir, et aucune mesure n'a été
prise pour la communauté harkie
", a déclaré Boazza Gasmi, président du
Comité national de liaison des harkis (CNLH).

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