Le Taser n'est pas responsable de la mort d'un sans-papier malien, selon la justice

Des policiers municipaux portent à leur ceinture des pistolets à impulsions électriques Taser, à Nice (Alpes-Maritimes), le 27 mai 2010.
Des policiers municipaux portent à leur ceinture des pistolets à impulsions électriques Taser, à Nice (Alpes-Maritimes), le 27 mai 2010. (STEPHANE DANNA / AFP)

L'homme avait été tué lors de son interpellation, en novembre 2010, à Colombes, dans les Hauts-de-Seine.

JUSTICE – Le Taser est disculpé. En novembre 2010, un sans-papier malien avait été tué après avoir été neutralisé par ce pistolet à impulsion électrique, dans les Hauts-de-Seine, rapportait à l'époque Le Parisien. Mais cette arme n'est pas responsable du drame, selon l'ordonnance de non-lieu rendue mercredi 10 octobre par une juge d'instruction de Nanterre, et rapportée lundi par l'AFP.

La victime avait une maladie génétique

Les tirs de pistolet à impulsion électrique "n'ont pas joué un rôle direct et certain" dans le décès de cet homme de 38 ans survenu lors de son interpellation. "Aucune faute ne peut être reprochée aux policiers intervenants", ajoute le document, confirmant une information du Journal du dimanche.

La juge d'instruction en charge de l'affaire enquêtait sur des faits d'homicide involontaire. Elle a conclu que les liens entre les tirs de Taser et la mort de l'interpellé ne sont "pas établis", pas plus que "les faits de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Se fondant sur le rapport d'autopsie, la magistrate a souligné que le décès était lié à une drépanocytose, une maladie de l'hémoglobine d'origine génétique, dont était atteint le défunt.

La famille fait appel

Marie-Alix Canu-Bernard, l'avocate de la famille du défunt, a annoncé dans un communiqué qu'elle "relevait appel" de la décision, estimant que des "fautes ont été commises par les services de police"

Elle s'appuie sur un avis rendu le 4 mai par le Défenseur des droits, qui avait demandé au ministère de l'Intérieur des poursuites disciplinaires à l'encontre des policiers concernés. Il leur reprochait d'avoir fait "un usage abusif" de leur pistolet.

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